Deux ministres limogés au sein du gouvernement Mamadi Doumbouya, rapporte l’APS. Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a mis fin vendredi soir aux fonctions de Mory Condé, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale, et de Mourana Soumah, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation.  Aucune explication n’a été avancée officiellement pour expliquer les raisons de ces limogeages, actés une semaine après le retour du chef de l’Etat d’un séjour de quelques jours à l’étranger.

Les secrétaires généraux des deux ministères concernés vont assurer l’intérim en attendant la nomination de leurs remplaçants, a indiqué la présidence guinéenne dans un décret rendu public le même jour.

Aucun motif n’a été officiellement avancé pour expliquer ces deux départs. Dans une déclaration publiée au même moment, le chef de l’État guinéen a cependant placé les décisions prises au sein de son gouvernement dans le cadre de la lutte contre la corruption et de l’exigence d’exemplarité qu’il entend imposer aux responsables publics.

« Contre la corruption, ma main ne tremblera pas. Aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine », a déclaré Mamadi Doumbouya. Il a surtout insisté sur l’application de cette exigence aux membres de son entourage gouvernemental.

« L’exigence d’exemplarité s’applique à tous, sans exception, à commencer par ceux qui servent à mes côtés », a affirmé Mamadi Doumbouya.

L’exécutif guinéen n’a pas établi de façon explicite, de lien entre les deux limogeages et des faits de corruption. Il a cependant souligné que « la Refondation n’est pas un slogan, elle est une discipline que nous nous imposons d’abord à nous-mêmes ».

Rappelant les trois axes de cette « Refondation », le président Doumbouya a cité : « le vivre-ensemble, une économie au service du peuple et des institutions fortes et crédibles ».

Cette décision de limogeage intervient dans un contexte de réorganisation territoriale. Mamadi Doumbouya a annoncé la création de deux nouvelles régions administratives, Siguiri et Beyla, ainsi que onze nouvelles préfectures. Une réorganisation territoriale qui va permettre selon lui, de rapprocher l’administration des populations.