Politique

Niger : 05 personnes dont l’ex-Premier ministre de Bazoum en exil déchues provisoirement de leur nationalité

Aimé AKEKE•

Au Niger, le président Abdourahamane Tiani a pris par décret, jeudi 17 septembre 2026, une mesure de déchéance provisoire de la nationalité à l’encontre de cinq personnes. Parmi elles figurent l’ancien Premier ministre de Mohamed Bazoum, Ouhoumoudou Mahamadou, trois autres ex-proches de l’ancien président ainsi qu’un activiste des réseaux sociaux résidant aux États-Unis.

Niger : cinq personnes dont l’ex-Premier ministre de Bazoum en exil déchues provisoirement de leur nationalité
Niger : cinq personnes dont l’ex-Premier ministre de Bazoum en exil déchues provisoirement de leur nationalité

La liste s’allonge encore. Au Niger, cinq personnes viennent de perdre provisoirement leur nationalité à la suite d’un décret signé jeudi 17 septembre 2026 par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

 

La décision concerne Amadou dit Ange Barou Chekaraou, Ouhoumoudou Mahamadou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni et Boubacar Seyni Souley. Parmi eux figurent quatre anciens proches de l’ex-président Mohamed Bazoum, ainsi qu’un activiste des réseaux sociaux résidant aux États-Unis.

 

Ouhoumoudou Mahamadou est l’ancien Premier ministre de Mohamed Bazoum. Amadou dit Ange Barou Chekaraou a occupé le poste de directeur de cabinet adjoint de l’ancien chef de l’État. Oumarou Moussa Ibrahim était son conseiller à la Présidence. Ousmane Abdoul Moumouni est présenté comme un ancien conseiller à la Présidence et un acteur de la société civile.

 

Le cinquième concerné, Boubacar Seyni Souley, réside aux États-Unis. Il est présenté comme un activiste des réseaux sociaux, notamment sur Facebook, où il critique la gouvernance mise en place par les autorités militaires.

 

Selon le décret cité par Actu Niger, les cinq personnes sont poursuivies pour plusieurs faits. Les autorités leur reprochent notamment la « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », l’« intelligence avec des puissances étrangères » et la « diffamation par moyens de communications électroniques ».

 

Le texte évoque également la « participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation dans le but de nuire à la défense nationale et à la cohésion sociale », l’« atteinte à la sûreté de l’État » ainsi que des « activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques ».

 

La mesure a été prise en application de l’article 9 de l’ordonnance n°2024-43 du 27 août 2024, modifiée et complétée par l’ordonnance n°2024-46 du 7 octobre 2024. Ce dispositif prévoit un fichier des personnes, groupes de personnes ou entités impliqués, selon les autorités, dans des actes terroristes ou dans d’autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de la Nation, ou susceptibles de troubler gravement la tranquillité et la sécurité publiques.

PolitiquePublié le 20 septembre 2026 à 19h15, modifié le 12 octobre 2026 à 10h27

Niger : 05 personnes dont l’ex-Premier ministre de Bazoum en exil déchues provisoirement de leur nationalité

Au Niger, le président Abdourahamane Tiani a pris par décret, jeudi 17 septembre 2026, une mesure de déchéance provisoire de la nationalité à l’encontre de cinq personnes. Parmi elles figurent l’ancien Premier ministre de Mohamed Bazoum, Ouhoumoudou Mahamadou, trois autres ex-proches de l’ancien président ainsi qu’un activiste des réseaux sociaux résidant aux États-Unis.

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La liste s’allonge encore. Au Niger, cinq personnes viennent de perdre provisoirement leur nationalité à la suite d’un décret signé jeudi 17 septembre 2026 par le président de la République, le général d’armée Abdourahamane Tiani.

La décision concerne Amadou dit Ange Barou Chekaraou, Ouhoumoudou Mahamadou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni et Boubacar Seyni Souley. Parmi eux figurent quatre anciens proches de l’ex-président Mohamed Bazoum, ainsi qu’un activiste des réseaux sociaux résidant aux États-Unis.

Ouhoumoudou Mahamadou est l’ancien Premier ministre de Mohamed Bazoum. Amadou dit Ange Barou Chekaraou a occupé le poste de directeur de cabinet adjoint de l’ancien chef de l’État. Oumarou Moussa Ibrahim était son conseiller à la Présidence. Ousmane Abdoul Moumouni est présenté comme un ancien conseiller à la Présidence et un acteur de la société civile.

Le cinquième concerné, Boubacar Seyni Souley, réside aux États-Unis. Il est présenté comme un activiste des réseaux sociaux, notamment sur Facebook, où il critique la gouvernance mise en place par les autorités militaires.

Selon le décret cité par Actu Niger, les cinq personnes sont poursuivies pour plusieurs faits. Les autorités leur reprochent notamment la « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », l’« intelligence avec des puissances étrangères » et la « diffamation par moyens de communications électroniques ».

Le texte évoque également la « participation à une entreprise de démoralisation de l’armée et de la Nation dans le but de nuire à la défense nationale et à la cohésion sociale », l’« atteinte à la sûreté de l’État » ainsi que des « activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques ».

La mesure a été prise en application de l’article 9 de l’ordonnance n°2024-43 du 27 août 2024, modifiée et complétée par l’ordonnance n°2024-46 du 7 octobre 2024. Ce dispositif prévoit un fichier des personnes, groupes de personnes ou entités impliqués, selon les autorités, dans des actes terroristes ou dans d’autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de la Nation, ou susceptibles de troubler gravement la tranquillité et la sécurité publiques.

Journaliste

Aimé AKEKE

Journaliste passionné par l'actualité politique et judiciaire au Bénin. Reporteur pour Libre Express.

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