C'est officiel ! Le Mali a désormais une nouvelle constitution approuvée par la Cour constitutionnelle. Vendredi 21 juillet 2023, la Cour constitutionnelle a déclaré que le projet de nouvelle constitution initiée par le gouvernement malien a été adopté avec 96,91 % pour le oui et 3,09 % pour le non. 

Le taux de participation à ce référendum est de 38 %, selon ces résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle. Les juges de la Cour constitutionnelle ont par ailleurs rejeté les recours introduits par des associations et partis politiques contre ce projet de nouvelle constitution initié par le gouvernement du président Assimi Goïta, arrivé au pouvoir par un coup d'État en septembre 2020.
 

Des changements majeurs

Ce nouveau texte constitutionnel définitivement adopté apporte des changements majeurs au Mali. Il met fin à la troisième République, née de la Constitution du 12 janvier 1992 qui est issue du renversement du régime dictatorial de Moussa Traoré. Un autre grand changement apporté par le nouveau texte est la création d'une deuxième chambre au niveau du parlement. Le Sénat voit donc le jour au Mali.

Considéré au Mali comme la langue du colonisateur, le français a été rétrogradé dans la nouvelle constitution. Il n’est plus une langue officielle, mais une langue de travail au Mali. Un autre changement majeur apporté par le nouveau texte est qu'il n'est plus facilement possible de changer de camp politique quand on est élu député. Selon le texte, si un élu à l’Assemblée nationale veut changer de parti politique que celui avec lequel il a été élu, il devra démissionner et se représenter devant les électeurs.

Dans la nouvelle configuration constitutionnelle, les prérogatives du président de la République ont été largement renforcées. Dorénavant au Mali, c'est le président de la République qui définit la politique de la nation et qui est désormais responsable de la politique gouvernementale. Il peut à présent saisir directement l’Assemblée nationale.