L'avis du Parlement béninois ne sera pas consulté en cas d'engagement éventuel de troupes béninoises dans le contingent de la CEDEAO pour l'intervention militaire au Niger. Interrogé sur cette question, c'est ce qu'a laissé entendre le Secrétaire général adjoint du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji. « Nous ne déclarons pas la guerre au Niger. Ce que la constitution de notre pays a prévu, c’est que si nous déclarons la guerre à un autre pays, nous informions l’Assemblée nationale qui en débattrait. Il ne s’agit pas de ça ici », a déclaré le porte-parole.
Alors qu'il se prononçait dans une émission diffusée sur la télévision nationale, le Porte-parole du gouvernement a précisé le sens de la participation du Bénin à l'intervention militaire de la CEDEAO pour rétablir le président Bazoum. Cette participation de soldats béninois n'entre pas le cadre d'une déclaration de guerre contre Niger. Il ne s'agit ni plus ni moins que de rétablir l'ordre constitutionnel au Niger, fait-il savoir.
Les députés de l'opposition interpellent le Gouvernement
Des députés du parti d'opposition "Les Démocrates" avaient interpellé le lundi 14 août 2023 le gouvernement béninois sur le déploiement de troupes dans le contingent de la CEDEAO pour l'intervention militaire au Niger. C'est à travers une série de 19 questions orales avec débat au Parlement béninois qu'ils interpellent le gouvernement du président Patrice Talon. L'opposition inquiète sur la question veut que le gouvernement consulte le parlement.
Au Niger, le président Mohamed Bazoum a été renversé le mercredi 26 juillet par un coup d'Etat militaire mené par le général Abdourhamane Tchiani, chef de sa garde présidentielle. Réunis en sommet extraordinaire à Abuja, les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont sanctionné le Niger et ont donné un ultimatum d'une semaine pour rétablir le président Bazoum.
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Cet ultimatum assorti d'intervention militaire est arrivé à expiration et la CEDEAO a autorisé une intervention militaire au Niger qui peine à devenir une réalité sur le terrain. Les militaires au pouvoir à Niamey ont menacé de déclaration de guerre tout pays de la CEDEAO qui participerait à l'opération militaire.
