Comme la CEDEAO, Théodore Holo condamne le coup d'Etat militaire survenu au Niger, mais ne partage pas l'avis de l'Organisation régionale sur l'utilisation de la force pour rétablir l'ordre constitutionnel. Invité de l'émission « De vous à nous » sur Peace FM, ce dimanche 20 août 2023, l'ex-président de la Cour constitutionnelle affirme qu'il n'y avait pas de tension qui justifiait le coup d’État qui a renversé le président Bazoum.
Réunis en sommet extraordinaire à Abuja, les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont sanctionné le Niger et ont donné un ultimatum d'une semaine pour rétablir le président Bazoum. Cet ultimatum assorti d'intervention militaire est arrivé à expiration et la CEDEAO a autorisé une intervention militaire au Niger.
LIRE AUSSI : Le Parlement de la CEDEAO divisé sur l'intervention militaire au Niger
Déplorant le coup de force, Théodore Holo exprime néanmoins son opposition à la résolution de la crise nigérienne par la force telle que préconisée par la CEDEAO. « Je ne souhaite pas que nos conflits soient réglés par la force. Je souhaite que ce soit le droit qui définisse les mécanismes de résolution de nos conflits et que les perdants acceptent aussi la décision de la juridiction constitutionnelle », a-t-il confié.
L'ex-président de la Cour constitutionnelle qui se dit être « démocrate dans l’âme » préconise une résolution pacifique de la crise nigérienne. « Il faut d’abord épuiser toutes les voies de la diplomatie et constater l’échec de cette diplomatie avant de recourir à la force. J’espère que le bon sens interviendra pour que les compromis nécessaires soient trouvés afin que la formule qui a toujours marché pour la CEDEAO puisse donner ses résultats », a-t-il exhorté.
