Un front uni pour contrer les réseaux criminels et terroristes. Le Sénégal et le Burkina Faso ont appelé à renforcer leur coopération. Les deux pays veulent partager plus d’informations afin de lutter contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et les trafics d’armes. Cette volonté a été exprimée lors d’une séance de travail entre le premier ministre burkinabè Jean-Emmanuel Ouédraogo et son homologue sénégalais Ousmane Sonko.
« Sur les questions de défense et de sécurité, les deux parties ont souligné l’importance de la mobilisation des efforts et du renforcement du partage d’informations pour faire face efficacement à la menace terroriste, au fléau de la circulation des armes légères et de petit calibre, à la criminalité transfrontalière ainsi qu’aux trafics de toutes sortes qui sévissent dans la sous-région », peut-on lire dans le communiqué.
Selon le communiqué, afin de faciliter les interventions et de gagner en réactivité face aux menaces, les efforts doivent être coordonnés. « Je viens transmettre un message de soutien absolu au président Ibrahim Traoré, à son gouvernement et à tout le peuple burkinabè, dans sa lutte contre le terrorisme et envisager toute possibilité de collaboration et de soutien du Sénégal face à cette épreuve », a déclaré Ousmane Sonko.
Le chef du gouvernement sénégalais a rappelé l’enjeu régional et a estimé que l’action collective est nécessaire. « Nous savons tous que nos destins sont liés par l’histoire et la géographie et qu’aucun de nos pays ne peut être épargné par ce problème. C’est pourquoi le Sénégal, au-delà de la manifestation de sa solidarité, n’exclura aucune forme de collaboration pour soutenir le Burkina Faso dans cette épreuve », a-t-il insisté.
D’autres sujets ont été évoqués au cours de cette rencontre. Les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont reçu instruction de prendre les dispositions nécessaires pour organiser la 6ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération.
