"Entre le 1er janvier et le 30 juin, au moins 3.141 personnes ont été tuées en Haïti", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani, lors de la présentation d'un rapport à Genève. Des chiffres terribles des Nations Unies, l’organisation vient de publier un nouveau rapport accablant sur la situation sur l’Ile qui reste plongé dans la violence et l’instabilité.
En cause, ces violences décuplées des groupes armés toujours plus influents, toujours plus étendus, face à l’Etat haïtien pour ce qui en reste. Ce qui ne cesse de péricliter. Quant à la mission internationale kenyane, elle n’a abouti à aucun résultat probant. C’est un constat dramatique des Nations Unies, alors que la violence des gangs continue, et s’intensifie à Haïti.
Entre le 1er octobre 2024 et le 30 juin 2025, 4.864 personnes ont été tuées à Haïti, indique le nouveau rapport. La capitale est désormais contrôle à 85 % par des gangs selon l’ONU, qui ont commencé à s’étendre au-delà du centre d’Haïti, ainsi qu’en direction de la République dominicaine. En raison des massacres et des tueries, plus de 1,3 million d’haïtiens ont été déplacés et de nombreuses personnes ont été enlevées, violées ou victimes de la traite d’être humain.
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La porte-parole de l’ONU affirme que « le peuple haïtien est pris en étau, par cette histoire d’horreurs sans fin. Il est à la merci de la violence horrible des gangs et exposé aux violences des droits de l’homme, commises par les forces de sécurité, (…) ainsi que des groupes d’autodéfense.
Pour aider Haïti a lutte contre les gangs, les Nations Unies ont diligenté l’année dernière une mission confiée a la police kenyane. Mais l’ensemble des effectifs prévus n’ont pas été déployés. Seuls 40 % pour cent des 2.500 personnes sont arrivées sur l’ile Entre renouvellement de dirigeants et des polémiques, le gouvernement haïtien de transition semble incapable de retablir l’ordre.
