La déclaration du député Wase sur des membres de Boko Haram figurant sur une liste de recrutement de l’armée secoue la classe politique ainsi que les hauts gradés de l’armée nigériane. Selon The Guardian Nigeria, l'homme a averti qu'une telle infiltration compromettait l'architecture de sécurité du pays.

Ahmed Idris Wase est allé loin, en affirmant que l'ancien président de la Commission de la défense de la Chambre, Muktar Bétara, pouvait confirmer l'« incident ».

Pour cet ancien vice-président de la Chambre des représentants, cette situation reflète les « profondes lacunes des processus de recrutement » au sein de l'armée du Nigéria. Cet incident pourrait être préjudiciable pour le pays sur le plan sécuritaire, si des individus ayant des antécédents criminels sont parvenus à intégrer des institutions de sécurité sensibles, selon ses propos.

A cette assise, le député a déploré l’infiltration du système de sécurité par des terroristes, ce qui explique en partie selon lui, pourquoi les groupes criminels continuent d'opérer librement dans de nombreuses régions du pays.

Ce parlementaire qui a perdu deux proches dans l’armée a déclaré ceci : « Mon frère, ancien président de la défense, et mon très bon ami, Betara, me pardonneront d'avoir constaté, lors de certains recrutements, la présence de noms de criminels sur les listes. Des membres de Boko Haram figuraient parmi les recrues de l'armée ». La situation sécuritaire était pesante dans le pays, rappelle Wase, que son jeune frère survivant l'avait supplié de l'aider à changer de lieu de résidence.

En tant que responsable politique, le parlementaire a fait des recommandations et a proposé entre autres, la mise en place d’un système rigoureux de recrutement dans l’armée.

Il a mis l’accent sur le profil d’hommes en arme à recruter à savoir, des personnes intègres et de bonne moralité. C’est la seule solution selon Wase, pour réformer en profondeur le système sécuritaire du pays.