L’industrie des enlèvements de masse par des groupes armés continue de dicter sa loi dans plusieurs Etats au nord du Nigéria notamment. Une source sécuritaire a indiqué que des ravisseurs ont kidnappé plus d’une trentaine de personnes, lors de trois attaques perpétrées au cours du weekend par des hommes armés.
Au total, 4 722 personnes ont été kidnappées lors de 997 incidents ; et au moins 762 personnes ont été tuées entre juillet de l'année dernière et juin 2025, selon un récent rapport de SBM Intelligence.
Durant cette période, déclare le cabinet de conseil en sécurité basé à Lagos, « la crise des enlèvements contre rançon au Nigéria s'est structurée en une véritable industrie lucrative ».
SBM Intelligence affirme que « les ravisseurs auraient obtenu environ 2,57 milliards de nairas (environ 1,66 million de dollars) de rançons.
Cependant, le cabinet fait remarquer que les statistiques sur les enlèvements sont difficiles à établir, car beaucoup ne sont pas signalés.
Les accords de paix conclus par le gouvernement avec des groupes, n’arrangent pratiquement pas la situation côté sécuritaire. Si de tels accords ont parfois apporté un soulagement, cela demeure une stratégie utilisée par les bandits qui conservent toujours leurs armes, pour attaquer les localités voisines.
Les enlèvements contre rançon perpétrés par des groupes armés sont un fléau au Nigéria depuis l'enlèvement de 276 écolières à Chibok en 2014 par les djihadistes de Boko Haram.
Une vague d'enlèvements ces dernières semaines, impliquant des centaines d'écoliers, a incité l'ONU à mettre en garde contre une « recrudescence des enlèvements de masse ».
Dans le même temps, le Nigeria fait l'objet de vives critiques de la part des États-Unis, qui ont menacé d'intervenir militairement face à ce qu'ils qualifient de massacre de chrétiens.
Le gouvernement nigérian et des analystes indépendants rejettent la vision de Washington sur la situation sécuritaire du pays, théâtre d'une myriade de conflits meurtriers qui transcendent les clivages ethniques et religieux.
Vague d’enlèvements
Une vague d’attaques en novembre a vu quelque 400 personnes enlevées, dont plus de 300 écoliers lors de deux agressions, selon un décompte de l’AFP des incidents majeurs.
Les statistiques sur les enlèvements sont difficiles à établir, car beaucoup ne sont pas signalés.
Mais au cours des 12 mois compris entre juillet de l'année dernière et juin 2025, au moins 4 722 personnes ont été kidnappées lors de 997 incidents, et au moins 762 ont été tuées, selon un récent rapport de SBM Intelligence.
Durant cette période, « la crise des enlèvements contre rançon au Nigéria s'est structurée en une véritable industrie lucrative », a déclaré le cabinet de conseil en sécurité basé à Lagos.
Selon ce dernier, les ravisseurs auraient obtenu environ 2,57 milliards de nairas (environ 1,66 million de dollars) de rançons.
Motivés par l'appât du gain plutôt que par l'idéologie, les bandits commettent des enlèvements, des extorsions et des pillages dans des zones longtemps laissées pour compte par l'État et les forces de sécurité.
Le gouvernement s'efforce de conclure des accords de paix avec ces groupes.
Les critiques affirment que si de tels accords ont parfois apporté un soulagement, ils aboutissent souvent à ce que les bandits conservent leurs armes et utilisent les zones où ils ont conclu une trêve comme base pour attaquer les localités voisines.
L'État de Borno, au nord-est du pays, est l’épicentre d'une insurrection djihadiste qui dure depuis longtemps, a déclaré le commandant de milice Tijjani Ahmed.
