Après le premier congrès du genre qui a eu lieu il y a plus d'un siècle et le dernier qui date de dix ans à Accra au Ghana, Lomé accueille ce lundi le neuvième Congrès panafricain. Pendant les cinq jours que va durer cette rencontre, plusieurs dirigeants africains réunis à Lomé vont débattre de la place de l'Afrique dans le monde.
Organisé en collaboration avec l'Union africaine (UA) la 9ème édition du Congrès panafricain a pour thème, « Renouveau du panafricanisme et rôle de l'Afrique dans la réforme des institutions multilatérales ».
L’objectif de ce congrès que dénonce l’opposition togolaise est de réinventer le panafricanisme. Plusieurs dizaines d'intervenants sont annoncés pour débattre de la place du continent dans les institutions multilatérales ou encore des réparations pour les injustices historiques subies par les Africains.
L’événement dont l’organisation est portée depuis plus de deux ans par le ministre togolais des Affaires étrangères, connait la participation des représentants du continent, de la diaspora, des afrodescendants, des universitaires ou encore les influenceurs.
Les organisateurs de l’événement indiquent que Kèmi Séba ne participe pas à ce congrès panafricain. Le « panafricaniste » désigné dénonce « un régime togolais qui asphyxie sa population ».
L’opposition togolaise critique, elle, l'événement. Elle dénonce que « le pouvoir de Lomé instrumentalise un discours qui porte auprès de la jeunesse africaine ».
Ce Congrès a pour but de permettre aux acteurs présents, de réfléchir sur les nouvelles approches de développement du continent africain en tirant un meilleur parti de la capitalisation des compétences, de l’expertise, des réseaux et du leadership de la diaspora et des afrodescendants. Il s’inscrit dans une vision historique qui répond aux enjeux contemporains à savoir la question de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et l’extrémisme violent.
