Un problème technique était à l’origine de cet atterrissage urgent selon les autorités nigérianes. L'Alliance des États du Sahel (AES) a annoncé que l’avion C-130 de l'armée de l'air nigériane était entré dans l'espace aérien du Burkina Faso sans autorisation, qualifiant l'incident d'« acte hostile ».
Après quelques jours de détention, le Burkina Faso a libéré les 11 militaires nigérians à bord de l’appareil, qualifiant l’incident de Bobo-Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays, d’atterrissage d'urgence « non autorisé ».
Les deux membres d'équipage et les neuf passagers ont désormais été autorisés à retourner au Nigeria, même si l'on ignore encore si l'avion lui-même a été libéré.
Dans leurs explications données mardi 9 décembre 2024 sur cet incident, les autorités nigérianes ont déclaré que l'avion avait rencontré un problème technique et avait dû effectuer une escale imprévue « conformément aux procédures de sécurité standard et aux protocoles internationaux de l'aviation ». Le Nigéria a fait remarquer que les militaires se rendaient au Portugal pour une mission de convoyage.
Le porte-parole de l’armée de l’air nigériane, Ehimen Ejodame s’est refusé à tout commentaire quant à l’autorisation de l’atterrissage de l’appareil. En ce qui concerne leurs conditions de détention, Ehimen Ejodame a indiqué que le personnel avait été bien traité par les autorités burkinabè et a confirmé qu'une enquête était en cours, rapporte The Guardian.
La mission du personnel militaire en difficulté au Burkina Faso se poursuit selon la même source, malgré cet incident qui a suscité une attention régionale accrue, du fait qu’il est survenu au lendemain des frappes aériennes nigérianes contre un camp militaire au Bénin, pays voisin au Burkina Faso. Ces frappes des personnes suspectées d’être impliquées dans la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement béninois, le dimanche 7 décembre.
