L’assaut, qui a duré une trentaine de minutes selon le ministre de la Défense, le général Salifou Modi, visait la base aérienne 101 de Niamey. Cette installation, située à seulement une dizaine de kilomètres de la Présidence, abrite non seulement une base de drones récemment construite, mais également le quartier général de la Force unifiée du Niger, du Burkina Faso et du Mali, chargée de lutter contre les groupes jihadistes actifs dans la région.
Des détonations ont été entendues peu après minuit, semant la panique dans le quartier de l’aéroport avant que le calme ne revienne au bout d’environ une heure. Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé le périmètre, interdisant l’accès aux installations militaires.
L’attaque a provoqué des dégâts significatifs : un stock de munitions a pris feu, et plusieurs avions civils stationnés sur le tarmac ont été endommagés, dont deux appartenant à la compagnie Asky et un autre à Air Côte d’Ivoire. Le ministre nigérien de la Défense a précisé que les assaillants avaient ouvert le feu de manière sporadique sur les aéronefs lors de leur fuite, accentuant les pertes matérielles.
Menaces ciblées et soutien russe
Le général Abdourahamane Tiani, Chef de l’Etat Nigerien, a remercié la Russie pour son soutien dans la défense de la base. Mais il a également adopté un ton menaçant envers plusieurs dirigeants africains et européens : « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter », a-t-il déclaré sur la radio publique La Voix du Sahel.
À ce stade, aucune organisation n’a revendiqué l’assaut, laissant planer le doute sur l’origine exacte des mercenaires impliqués. La télévision nigérienne a diffusé des images de la visite du général Tiani sur la base et des corps des assaillants tués, illustrant la riposte de l’armée nigérienne
