L’attaque de l’aéroport de Niamey liée au Groupe État islamique. Selon des informations de Reuters, basées sur le SITE Intelligence Group, ladite attaque a été revendiquée par l’Etat islamique.

L’assaut aurait pris la forme d’une « attaque surprise et coordonnée », selon l'organisation terroriste qui affirme avoir causé des « dégâts importants ». Aucun détail chiffré n’a toutefois été fourni par le groupe sur les pertes humaines ou matérielles.


Déroulement de l’assaut et réaction des forces de sécurité


D’après les autorités nigériennes, l’attaque a débuté mercredi soir, marquée par des échanges de tirs nourris et de fortes explosions à proximité des installations aéroportuaires. Le calme n’est revenu que dans la matinée de jeudi.

Le ministère nigérien de la Défense a indiqué que les assaillants étaient arrivés à moto et qu’ils ont été rapidement confrontés aux forces de sécurité, qui ont réussi à les repousser. Quatre soldats nigériens ont été blessés lors des combats.


Sur le plan matériel, l’attaque a provoqué l’incendie d’un dépôt de munitions et causé des dommages à plusieurs aéronefs civils stationnés sur le site de l’aéroport, selon les précisions officielles.

Les autorités nigériennes affirment avoir neutralisé 20 assaillants et en avoir blessé 11 autres. Ces chiffres n’ont toutefois pas pu être confirmés de manière indépendante par Reuters. De son côté, l’État islamique n’a communiqué aucun bilan concernant ses combattants.

Accusations politiques et tensions diplomatiques

Au lendemain de l’attaque, le Chef militaire du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a accusé publiquement les présidents français Emmanuel Macron, béninois Patrice Talon et ivoirien Alassane Ouattara d’avoir commandité l’opération armée. Aucune preuve n’a été avancée pour étayer ces accusations, accompagnées de menaces de représailles.


Ces déclarations ont suscité une réaction immédiate du gouvernement béninois. Vendredi, son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbedji, a fermement rejeté ces propos, déclarant :

« Il est le seul à croire à ces inepties ».

Une menace djihadiste persistante au Sahel

Cette attaque s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé au Niger. La branche régionale de l’État islamique est déjà impliquée dans plusieurs opérations meurtrières récentes, notamment une série d’attaques dans la région de Tillabéri en septembre dernier, qui avaient fait plus de 120 morts, ainsi que l’enlèvement d’un pilote américain en octobre.

À l’instar du Mali et du Burkina Faso, le Niger fait face depuis plusieurs années à une intensification des violences menées par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Ces conflits ont causé des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes à travers l’ensemble du Sahel central.