Les circonstances du décès de Willy Ngoma sont encore floues. Des sources locales rapportent que le convoi dans lequel se trouvait le porte-parole, lui et plusieurs autres membres de la rébellion, a subi des frappes de drone. Le porte-parole et plusieurs autres membres de la rébellion ont été touchés lors de ces assauts, rapporte RFI
Des attaques aux drones sont signalées aux alentours de la cité de Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, depuis lundi 23 février 2026.
Le bilan définitif de ces frappes aux drones n’est pas encore connu. La rébellion accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir multiplié les attaques au Nord et au Sud-Kivu au cours des dix derniers jours.
Les frappes de l’armée sont concentrées dans la Cité de Rubaya, dans le territoire de Masisi, une zone qui abrite un important gisement de coltan.
Figure majeure de la rébellion, Willy Ngoma avait été sanctionné en décembre 2023 par les États-Unis, pour son rôle dans l'AFC-M23 dans des violations graves des droits de l’homme.
Washington a cité des meurtres et des violences sexuelles contre des civils, des actes perpétrés en novembre 2022 à Kishishe, dans la province du Nord-Kivu, selon les autorités américaines.
Willy Ngoma avait également été sanctionné en 2022 par le Conseil de l’Union européenne avec des mesures restrictives, pour « avoir contribué à l’instabilité et à l’insécurité en RDC », à travers ses fonctions au sein de ce mouvement, soutenu par Kigali.
