Une vidéo d'enfants soldats alimentent la polémique au Nigéria . Les indices sur la langue parlée par ces enfants font croire à certains habitants que ces enfants pourraient provenir de la zone de Ngoshe, dans la zone de gouvernement local de Gwoza, district sénatorial de Borno Sud, bien que le lieu exact de la prise de vue n'ait pas été confirmé.

Dans un message publié sur Facebook tôt lundi matin, le secrétaire du groupe de jeunes de la Coalition APC de Borno Sud, Junaid Jibril Maiva, a décrit la situation comme une menace potentielle à la sécurité.

« Il semblerait qu'il s'agisse d'enfants soldats, probablement originaires de la région de Ngoshe, à en juger par la langue qu'ils parlent. Si ce n'est pas une bombe à retardement, alors je ne sais pas ce que c'est », a-t-il écrit. Il a exhorté le gouvernement à agir « immédiatement » pour maîtriser la situation et prévenir toute escalade.

Joint au téléphone par The Guardian Nigéria, la Commissaire aux affaires féminines et au développement au social de l'État de Borno, Zuwaira Gambo, a déclaré que les enfants pourraient être des victimes enlevées de force lors des récentes attaques.

« Je n’ai pas vu la vidéo, mais je peux affirmer catégoriquement, par expérience, que ces enfants sont des victimes qui sont parfois adoptées de force dans la rue, voire même à l’école », a-t-elle déclaré.

« Vous n’êtes pas sans savoir que, suite aux récentes attaques, de nombreuses femmes et enfants auraient été enlevés. Il leur suffit de leur coudre des uniformes et de les leur faire porter », a-t-elle ajouté.

Zuwaira Gambo a expliqué, qu'avant les récentes attaques, le gouvernement de l'État de Borno avait réalisé des progrès significatifs dans la prévention du recrutement d'enfants par les groupes armés. En février 2026, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a tiré la sonnette d’alarme. L’Organisation a fait part de ses inquiétudes concernant l'augmentation du recrutement d'enfants par des groupes armés dans le nord-est du Nigéria.

Selon l'UNICEF, ce chiffre comprend 525 garçons et 595 filles recrutés par des groupes armés dans la région.

L'Agence a appelé les gouvernements des États du Nord-Est à intensifier leurs efforts pour enrayer cette tendance et à renforcer les mesures visant à prévenir le recrutement massif dans les groupes armés.