L’attaque ciblée contre un convoi militaire s’est déroulée à proximité du village de Louguel, situé au sud-ouest de Nampala, non loin de la frontière avec la Mauritanie selon les informations recueillies sur place. Des sources locales parlent d’environ dix victimes, tandis qu’une source sécuritaire malienne citée par plusieurs médias évoque onze morts. Parmi eux figurent au moins trois membres de l’Africa Corps, la structure russe qui opère aux côtés de l’armée malienne. Certaines sources avancent même un bilan plus élevé du côté russe. Pour l’heure, les autorités militaires maliennes n’ont pas communiqué officiellement sur cette attaque.
Une possible riposte des jihadistes
Cette embuscade intervient dans un contexte de fortes tensions dans la zone de Nampala. Quelques jours auparavant, sept personnes avaient été exécutées à Ahl El Kory, dans le même secteur, lors d’une opération attribuée à l’armée malienne et à ses partenaires russes. Les sources locales interrogées décrivent ces victimes comme des civils, une version qui alimente les interrogations sur les motivations de l’attaque revendiquée par le Jnim.
Le chercheur Heni Nsaibia, spécialiste du Sahel pour l’ONG Acled, estime que l’embuscade pourrait constituer une réponse à des abus présumés contre les populations civiles dans la région. « C'est une réaction aux abus contre les civils dans la zone et possiblement à quelques combattants du Jnim tués », analyse-t-il au micro de RFI. L’expert rappelle que d’autres incidents ont récemment été signalés, notamment la mort de quatre civils le 16 février à Ankobo et Boundou-Boundou, deux localités de la commune de Nampala.
