Cotonou, capitale économique du Bénin, accueille ce jour un sommet militaire trilatéral de premier plan. Le général Fructueux Gbaguidi, chef d'état-major général des forces armées béninoises, reçoit ses homologues de Côte d'Ivoire et de France, le général Fabien Mandon et le général d'armée ivoirien, Lassina Doumbia pour des échanges sur la sécurité régionale.
Au cœur des discussions, la lutte contre la menace terroriste qui pèse de plus en plus sur cette sous-région d'Afrique de l'Ouest. Les trois états-majors militaires vont travailler ensemble pour affiner une stratégie commune, en s'appuyant sur l'expertise et le savoir-faire de leurs forces armées respectives, réputées parmi les plus aguerries dans ce domaine.
Les échanges ne se limitent pas aux seuls responsables militaires. Des rencontres avec les autorités politiques sont également prévues au programme de cette journée et soulignent l'importance stratégique de ce sommet.
Selon l’armée béninoise, cette dynamique de coopération sécuritaire entre le Bénin, la Côte d'Ivoire et la France n'est pas nouvelle. Les trois pays s'étaient déjà réunis en juillet 2025 en Côte d'Ivoire pour une réunion similaire.
Depuis, le haut commandement militaire français a changé, avec l'arrivée du général Fabien Mandon à la tête de l'état-major des armées. Cette visite à Cotonou constitue sa première rencontre avec son homologue béninois, le général Gbaguidi, qu'il a cependant déjà eu l'occasion de rencontrer à Paris et avec lequel il a eu des échanges téléphoniques.
Au programme de cette journée : des audiences et entretiens bilatéraux entre les différents chefs d'état-major, suivis d'une réunion tripartite l'après-midi réunissant les trois généraux et leurs proches collaborateurs. Deux officiers présenteront un état détaillé de la situation sécuritaire au Bénin et en Côte d'Ivoire, suivi d'un débat approfondi, selon RFI.
La journée se clôturera par une audience avec le président béninois Patrice Talon. De nouveaux axes de coopération pourraient être envisagés, au-delà de ceux déjà établis comme l'appui au renseignement, la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED) ou la formation militaire.
Ce sommet intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans cette région frontalière, confrontée à la menace grandissante des groupes terroristes. Les états-majors militaires espèrent ainsi renforcer leur coordination et leur efficacité dans la lutte antiterroriste, en capitalisant sur leurs expériences respectives.
