Le samedi 11 avril 2026 a eu lieu le bombardement d'un lieu situé dans la zone du gouvernement local de Jalli Futchimiram Geidam, dans l'État de Yobe. Une opération militaire que déplore Amnesty International. « Amnesty International condamne fermement le bombardement aérien militaire qui a tué plus de 100 personnes », écrit l'organisation sur le réseau social X.

« Des témoins ont déclaré que trois avions de chasse militaires ont tiré sur le marché hier », rapporte Amnesty International. Le raid a donc visé une zone commerciale fréquentée avec un bilan humain lourd. Les services de secours ont pris en charge de nombreux blessés. « Le service des urgences de l'hôpital général de Geidam a jusqu'à présent reçu 35 personnes présentant des blessures graves », précise l'ONG.

Amnesty International conteste la méthode employée par l'armée. « Lancer des raids aériens n'est pas une méthode légitime d'application de la loi selon les normes de quiconque », affirme-t-elle. L'ONG ne reconnaît pas la légitimité d'un tel recours à la force sur des civils et durcit le ton dans sa déclaration. « Un tel usage imprudent de la force létale est illégal, scandaleux et met à nu le mépris choquant de l'armée nigériane pour la vie de ceux qu'elle est censée protéger », écrit-elle.

L'ONG ne se contente pas d'une condamnation verbale. Elle appelle à des actes concrets et une enquête indépendante est réclamée. « Les autorités nigérianes doivent immédiatement et impartialement enquêter sur l'incident et veiller à ce que les présumés auteurs soient tenus responsables », conclut-elle.