Face aux tentatives répétées d’incursions et de harcèlement des groupes armés, les unités engagées ont poursuivi leurs missions de sécurisation et de reconquête territoriale. Les autorités militaires évoquent une dynamique globale de pression exercée sur les groupes armés, avec des opérations combinant patrouilles, infiltrations, embuscades et frappes ciblées.
La fin du mois a été particulièrement intense. Le 30 mars, des unités en patrouille dans la zone de Zimsa, province du Koulpélogo, ont engagé des combats ayant conduit à la neutralisation de plusieurs assaillants. Le même jour, à Bomborokui dans la province des Banwa, une tentative d’attaque a été repoussée, avec de lourdes pertes infligées aux groupes armés.
Le 28 mars, une intervention à Diabiga a permis de neutraliser des individus armés opposés à l’installation des forces, tandis que les unités au sol ont poursuivi les éléments en fuite. Deux jours plus tôt, le 26 mars, une position identifiée dans la région du Nakambé a été ciblée et traitée avec succès.
Entre le 20 et le 23 mars, une opération d’envergure baptisée « Saniyan » a été conduite dans la zone de Solenzo par les Bataillons d’intervention rapide (BIR 18 et 7). Cette manœuvre coordonnée a permis de neutraliser plusieurs combattants et de perturber leurs capacités logistiques. Le 19 mars, le BIR 26 a mené une infiltration à Tiébadi, dans la zone d’Ougarou, aboutissant à la neutralisation d’un élément ennemi.
Le 18 mars, le BIR 27, en opération à Tounga dans la zone de Diapaga, a engagé un combat ayant conduit à la destruction d’un groupe armé. Le 16 mars, deux actions majeures ont été enregistrées : à Kossoudougou (Bogandé), une attaque a été contenue et repoussée, tandis qu’à Petegoli, une unité des forces spéciales en infiltration a repris le contrôle de la localité après un affrontement ayant entraîné la neutralisation de plusieurs dizaines de combattants armés, selon les sources sécuritaires.
Le 14 mars, les BIR 11 et 30 ont mené une embuscade dans la zone de Méné, infligeant de lourdes pertes aux groupes armés. Cette opération faisait suite à une intervention du BIR 18 le 13 mars à Mawe, où plusieurs éléments ont été neutralisés.
Le 10 mars, les mêmes unités ont ciblé un réseau de ravitaillement dans la zone de Koogo, perturbant les circuits logistiques adverses. Le 9 mars, dans le cadre de l’opération « Kanga » à Djibo, une tentative d’attaque contre les positions du 6e BIR a été déjouée avec succès.
Le 8 mars, un important regroupement de combattants en préparation d’une attaque a été détecté puis neutralisé par des moyens aériens et terrestres, causant de lourdes pertes dans leurs rangs. Le 7 mars, deux opérations simultanées ont été menées à Kongnéré (Koulpélogo) et à Lékoro, permettant la neutralisation de plusieurs assaillants.
Le 6 mars, des éléments armés ayant attaqué les forces à Yamba ont été interceptés puis neutralisés lors de leur fuite vers le Nord-Est. Enfin, dès le 5 mars, une attaque contre le BIR 25 à Pama a été repoussée, les assaillants abandonnant du matériel et des pertes sur le terrain.
Selon les sources sécuritaires de l’AIB, l’ensemble de ces opérations a également permis d’assurer le ravitaillement de plusieurs positions avancées et de renforcer la présence des forces dans des zones stratégiques auparavant contestées. Cette dynamique traduit, selon les mêmes sources, une pression continue exercée sur les groupes armés au cours du mois de mars.
