Une attaque fait 12 morts et une dizaine de blessés, dont des femmes enceintes et des enfants, au Nigeria le 8 mai 2026. « Amnesty International condamne fermement le meurtre de 12 personnes lors d'une attaque effroyable à minuit sur le village de Ngbra-Zongo, dans la LGA de Bassa, dans l'État de Plateau », a écrit l'organisation sur son compte X. L'ONG a également rapporté que « des familles entières ont été enfermées dans des pièces de leurs maisons et massacrées une par une ».
Cet état de choses amène Amnesty International à mettre en cause les autorités nigérianes. « L'échec total du gouvernement du président Bola Tinubu à lutter contre l'insécurité généralisée coûte des vies humaines », a déclaré l'organisation. Selon elle, « alors que le gouvernement de Tinubu prétend s'attaquer à la crise sécuritaire endémique, le bilan des morts raconte une tout autre histoire ».
Des milliers de personnes privées de leurs droits fondamentaux
La situation sécuritaire dans l'État du Plateau ne cesse de se dégrader et la violence semble s'étendre à l'ensemble du territoire. « L'État de Plateau devient de plus en plus dangereux, les attaques contre les communautés rurales et urbaines forçant les gens à vivre dans la peur constante de la prochaine attaque », a averti Amnesty. L'organisation ajoute que « de nombreuses communautés sont parsemées de fosses communes de personnes tuées par des hommes armés en maraude ».
Ces violences répétées engendrent plusieurs conséquences selon l'organisation. « Les attaques fréquentes par des hommes armés ont privé des milliers de personnes de leurs droits à la vie, à l'intégrité physique, à la liberté, à la liberté de mouvement et à l'accès aux moyens de subsistance », affirme-t-elle. La population vit ainsi dans une privation généralisée de ses droits fondamentaux.
Amnesty appelle Tinubu à agir et à traduire les auteurs en justice
Des exigences ont été formulées à l'endroit du gouvernement fédéral. « Le gouvernement du président Bola Tinubu doit faire davantage pour mettre fin à ces attaques et veiller à ce que les présumés auteurs soient traduits en justice », a conclu Amnesty International. L'ONG a également précisé que « les victimes et les survivants doivent recevoir une réparation adéquate ».
