Les États-Unis renforcent leur sécurité pour prévenir la propagation du virus Ébola sur leur sol. L'annonce a été faite par les CDC. La mesure vise les ressortissants étrangers venant des régions touchées en Afrique. Les restrictions d'entrée aux États-Unis concernent tout étranger ayant séjourné dans les trois pays touchés au cours des 21 derniers jours.
Cette période correspond au délai d'incubation maximal connu du virus Ebola. Les CDC espèrent ainsi limiter les risques d'importation du virus sur le sol américain.
Un médecin américain contaminé en RDC après trois ans de mission
Selon le capitaine Satish K. Pillai, responsable de la réponse aux incidents Ebola au CDC, « cette épidémie est due au sous-type Bundibugyo du virus Ebola ». Quatre types de virus Ebola provoquent des maladies chez l'homme. Le sous-type Bundibugyo est donc celui identifié dans cette nouvelle épidémie. Un médecin travaillant pour l'organisation humanitaire chrétienne Serge a été contaminé.
Il est en mission depuis trois ans à l'hôpital de Nyankunde, informe RFI. Cet établissement est situé à 45 kilomètres au sud-ouest de Bunia, en République démocratique du Congo. Le praticien aurait été contaminé alors qu'il prenait en charge des patients dans cet hôpital. Il sera transféré en Allemagne dans un hôpital militaire américain.
Aucun vaccin ni traitement approuvé par la FDA
Les autorités sanitaires américaines ont formulé une mise en garde importante. « À l'heure actuelle, il n'existe aucun vaccin ni traitement approuvé par la FDA contre le virus Ebola Bundibugyo », a déclaré le capitaine Satish K. Pillai. Cette absence de vaccin rend la situation particulièrement préoccupante. La FDA, agence américaine du médicament, n'a encore approuvé aucune solution thérapeutique spécifique à ce sous-type.
Face à cette situation, la stratégie de prise en charge repose sur des soins de support. « La prise en charge proactive, incluant la gestion des fluides et des électrolytes ainsi que le traitement des complications, constitue la stratégie la plus efficace pour optimiser le pronostic des patients », a expliqué le responsable du CDC.
