Treize suspects dans une affaire de réseau de traite d'êtres humains dans les mailles de la police nigériane. « La police nigériane a enregistré une avancée majeure dans la lutte contre la criminalité organisée transnationale après avoir démantelé un réseau de traite d'êtres humains et d'exploitation frauduleuse opérant dans le Territoire de la capitale fédérale et les communautés voisines », a déclaré le commissaire adjoint Anthony Placid. Il précise que « l'opération a permis de secourir trente (30) ressortissants étrangers et d'arrêter treize (13) suspects liés à ce réseau criminel ».

De fausses promesses de migration vers l'Europe

Selon la police, les enquêtes ont débuté à la suite de renseignements concernant la disparition de plusieurs ressortissants étrangers au Nigeria. À la suite des enquêtes, il a été révélé que « le réseau ciblait des jeunes vulnérables originaires de pays d'Afrique de l'Ouest, en particulier du Mali et du Gabon, en leur faisant de fausses promesses d'opportunités de migration vers l'Europe et d'emplois lucratifs au Nigeria ».

« Les victimes étaient incitées à payer des frais de dossier et de transport avant d'être conduites dans des lieux d'hébergement à Mararaba et Karu, dans l'État de Nasarawa, où elles étaient détenues dans des conditions d'exploitation et de restriction », a déclaré Anthony Placid. D'autres enquêtes ont montré que « les victimes qui ne pouvaient pas satisfaire aux exigences financières supplémentaires étaient contraintes de participer à des mises en scène d'enlèvements orchestrées par le réseau criminel ».


Treize suspects arrêtés, trente victimes libérées

Le 7 mai 2026, diverses opérations ont été menées et ont permis l'arrestation de treize (13) suspects directement liés à l'opération ainsi que la libération de trente (30) victimes de nationalité malienne. Parmi les suspects arrêtés figure Abdul Ngaki, identifié comme le principal suspect et chef du réseau. La police nigériane poursuit ses investigations pour identifier d'éventuels complices.

Hervé Attika