Sans donner plus de détails sur l'opération, l’armée nigériane annonce avoir libéré 360 otages des mains des insurgés, un succès militaire, qui fait suite à une vague de 175 combattants de l’ISWAP neutralisés en mai dernier.
Selon le porte-parole de l’armée, Haruna Sani, deux nourrissons sont décédés d’épuisement en raison des conditions extrêmement difficiles rencontrées lors de leur captivité et de l’opération de sauvetage. Des centaines de personnes secourus transférées vers des lieux sûrs, reçoivent une assistance médicale et humanitaire, assure le porte-parole de l’armée.
« Les autres personnes enlevées et secourues ont été évacuées avec succès vers des lieux sûrs pour recevoir des soins médicaux et une aide humanitaire, ce qui constitue un succès opérationnel majeur et un revers important pour le groupe terroriste », a déclaré Haruna Sani.
Selon un communiqué de l’Opération Hadin Kai (OPHK), la mission a été conduite par des unités des forces spéciales et des troupes du Secteur 1 après plusieurs semaines de préparation fondée sur le renseignement.
Les otages, composés d’hommes, de femmes et d’enfants enlevés dans plusieurs localités, notamment dans la zone de Ngoshe, étaient retenus dans une enclave insurgée fortement retranchée au cœur des monts Mandara.
Malgré ces succès militaires, l’insurrection qui secoue le pays depuis plus d’une décennie a causé des milliers de morts et contraint des millions de personnes à fuir leurs foyers, notamment dans le Nord du pays, où les attaques jihadistes et les enlèvements contre rançon se poursuivent malgré les offensives militaires.
Parmi les principaux groupes actifs, figurent Boko Haram et Islamic State West Africa Province (I SWAP), la branche ouest-africaine affiliée à l’organisation État islamique, énumère le porte-parole de l’armée.
En mai dernier, les autorités nigérianes avaient indiqué qu’une opération conjointe avec les États-Unis avait permis de neutraliser 175 combattants de l’ISWAP. Toutefois, des critiques persistent à l’égard du gouvernement du président Bola Tinubu. Plusieurs analystes estiment que les mesures mises en œuvre demeurent « insuffisantes », pour garantir durablement la sécurité des populations.
