Un rapport d'Interpol dévoilé lundi 3 août 2026, indique que l'intelligence artificielle (IA) est liée à plus de la moitié des cybercrimes recensés en Afrique. Le rapport indique plus de 275 milliards de francs Cfa de pertes enregistrées en Afrique depuis 2024.
Une forte concentration d’arnaques en ligne détectée en Afrique australe et en Afrique de l’’ouest. Dans ce rapport, l’Organisation internationale de la police criminelle souligne qu’en 2025, les arnaques en ligne ont continué d’être le type de cybercriminalité le plus signalé. Le document a également dévoilé que les attaques sont souvent enregistrées au niveau des plateformes d’argent mobile, les réseaux sociaux et l’IA, permettant aux cybercriminels d’atteindre leurs cibles.
Le phénomène s’est accru avec l’IA depuis 2024. A cette allure, les pertes liées à la cybercriminalité en Afrique ont plus que doublé, passant, depuis 2024, de 109,3 milliards de francs Cfa à plus de 275,5 milliards Cfa, a révélé Interpol.
Malheureusement, indique Interpol, cette croissance a été facilitée par l’IA, à travers la collecte de diplômes et les campagnes d’ingénierie sociale automatisée.
L'arnaque en ligne indexée
Dans son dernier rapport d’évaluation des cybermenaces africaines rendu public, lundi 3 août, l’Organisation souligne qu’en 2025, les arnaques en ligne ont continué d’être le type de cybercriminalité le plus signalé.
Interpol note que 72 % des pays concernés par l’enquête ont signalé la présence de centres frauduleux, avec une plus forte concentration en Afrique australe et ouest.
Le document d’enquête relayé par Agence Ecofin, mentionne que « La sextorsion numérique et le harcèlement en ligne, souvent facilités par des deepfakes générés par l’IA et des médias synthétiques, sont restés omniprésents, avec environ 600 000 détections de sextorsion enregistrées ».
Fondée sur une enquête menée dans 36 pays africains membres d’INTERPOL sur les 49 sollicités, l’étude met en évidence une nette aggravation du phénomène. Les pertes financières déclarées liées aux cyberattaques sont passées de 192 millions $ en 2024 à 484 millions $ en 2025, soit une hausse de 152 % en un an. Dans le même temps, le nombre de victimes identifiées a bondi de 35 000 à 87 000.
Le rapport révèle, par ailleurs, que l’absence de partage de données inter-agences en temps réel entre banques, télécoms et forces de l’ordre crée un angle mort dangereux dans les efforts de lutte contre la fraude financière.

