Ce mardi 4 août 2026, peu avant 20 heures, l'ambiance était clairement posée. Charbons chauds, capsules aromatisées, musique en fond sonore. Le genre de soirée où l'on vient oublier ses soucis, une bouffée à la fois. Sauf que personne, dans ce bar d'Abomey-Calavi, n'avait invité la Directrice départementale de la Police républicaine de l'Atlantique à la fête. Elle est pourtant venue. Avec son équipe. Sans réservation.

Sur place, les policiers n'ont pas eu besoin de chercher longtemps. Les murs parlaient pour eux. Des affiches à connotation érotique ornaient les lieux, façon galerie d'art très inspirée. D'autres évoquent sans détour la consommation de produits psychotropes, comme un menu qu'on aurait oublié de cacher. Pour la police, le message était limpide : ici, on ne vendait pas que de la chicha aromatisée à la pomme.

Cerise sur le narguilé, les fameux spectacles "wolosso" auraient eu, selon les informations recueillies, les faveurs de la maison. Un programme d'animation que le bar semblait proposer avec une régularité toute professionnelle.

Le grand inventaire de la soirée

À la fin de la perquisition, la liste des objets saisis avait de quoi remplir un petit entrepôt : 25 dispositifs de chicha, plusieurs raccords, et une quantité respectable d'emballages de capsules. De quoi se demander si le bar ne songeait pas, discrètement, à ouvrir une franchise.

Deux employés du bar n'ont pas eu le temps de ranger les braises. Ils ont été interpellés séance tenante. Le promoteur des lieux, lui, a visiblement anticipé la visite. Introuvable au moment de l'intervention, il est activement recherché par la police, qui espère le retrouver avant que la fumée ne retombe complètement sur cette affaire.