L’opération s’est déroulée dans la matinée du 21 juillet dans la région de Sollobo. Elle visait un important groupe de terroristes qui y avait établi une base, rapporte l’AIB. Au cours de l’offensive, une vingtaine de combattants ont été neutralisés, parmi lesquels plusieurs responsables de groupes armés.

Khalidou Tall parmi les chefs neutralisés

Parmi les terroristes tués figure Khalidou Tall, également connu sous les pseudonymes Yéro et Wahilou. Originaire de Sim, dans la commune de Thiou, dans la province du Yatenga, il était présenté comme un responsable actif dans la région de Yaadga.

Selon l’AIB, Khalidou Tall dirigeait un groupe chargé de mener des attaques contre les Forces combattantes. Il aurait notamment planifié et participé à plusieurs actions violentes dans les provinces du Loroum et du Yatenga.

Son groupe aurait également été impliqué dans l’embuscade tendue le 21 juillet contre un convoi de ravitaillement à Sollé, toujours selon la même source.

Des armes et des moyens logistiques récupérés

Au cours de l’opération, les Forces combattantes ont également récupéré plusieurs moyens et équipements appartenant au groupe armé. Le bilan fait état notamment de véhicules, d’armes, de munitions, d’argent liquide et de divers matériels.

La neutralisation de Khalidou Tall constitue, selon l’AIB, un coup porté à l’organisation opérationnelle des factions du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) actives dans cette partie du Burkina Faso.

Une autre opération menée dans la Koosin

Quelques jours plus tard, le 25 juillet, une autre opération menée dans la forêt de Kinséré, dans la commune de Barani, province de la Koosin, a également permis de neutraliser une quinzaine de terroristes, dont plusieurs chefs opérationnels.

Parmi eux figurait Sangaré Barry Manga, âgé de 32 ans et présenté comme l’un des responsables importants des groupes armés opérant dans cette zone. Selon les informations rapportées par la presse burkinabè, il avait rejoint les groupes armés en 2018 et avait reçu une formation au maniement des armes dans un pays voisin.

Ces opérations s’inscrivent dans la stratégie des autorités burkinabè visant à intensifier la pression militaire sur les groupes armés et à reprendre le contrôle des zones encore affectées par l’insécurité. À la mi-juillet, le président Ibrahim Traoré avait d’ailleurs donné des instructions à la hiérarchie des Forces de défense et de sécurité de la région de Yaadga pour renforcer l’efficacité des opérations contre les groupes armés.