L’objectif de cette campagne de l’UA est de récupérer puis détruire des armes détenues illégalement par des civils dans le pays. Cette campagne s’inscrit dans l’initiative de l’Union africaine « Faire taire les armes », rapporte Rfi.
Trois incitations sont annoncées pour amener les détenteurs à remettre volontairement les armes. L’anonymat total, une amnistie judiciaire et une contrepartie matérielle, selon la formule « arme contre objet de développement », sont des incitations mises sur la table.
Lancée dès le 22 septembre, l’opération couvrira plusieurs zones présentées comme stratégiques. Parmi celles citées figurent Kinshasa, le Kongo-Central, la Tshopo, le Grand Équateur et le Grand Kasaï. Elle sera supervisée par la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC).
En juillet 2024, le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani indiquait que plus de 200 000 armes et plus de 1 000 tonnes de munitions avaient déjà été détruites dans le pays, y compris des armes collectées lors d’opérations de désarmement civil volontaire.
Une étude publiée en mai 2025 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip), basé à Bruxelles, pointe notamment la porosité des plus de 10 000 kilomètres de frontières de la RDC et les risques de détournement depuis les stocks officiels.
