Le face-à-face a été particulièrement violent. Mercredi 23 septembre 2026, vers 6h30, les Forces de défense et de sécurité nigériennes ont pris contact à Fartan avec « une importante colonne de mercenaires à motos lourdement armés », selon le communiqué du ministère de la Défense nationale. L’affrontement s’est produit alors que les Forces de défense et de sécurité (FDS) menaient une opération destinée à intercepter un convoi de bétail signalé comme ayant été enlevé à des populations civiles.

Une opération déclenchée après des renseignements

Selon le communiqué du ministère d’État, ministère de la Défense nationale, les FDS déployées dans le secteur d’Abala ont reçu, dans l’après-midi du mardi 22 septembre 2026, des « renseignements concordants » faisant état d’un important convoi de bétail. Ce bétail avait été « enlevé par des mercenaires au préjudice des populations civiles », précise le document officiel. À la suite de ces renseignements, les FDS ont « immédiatement engagé une opération d’interception ».

Dans le cadre de cette mission, un dispositif a été installé sur « l’un des axes probables de progression de l’ennemi », à hauteur de Fartan, localité située à environ 22 km à l’est d’Abala. Le contact entre les FDS et les hommes armés est intervenu dans la matinée du mercredi 23 septembre, aux environs de 6h30. 

D’après le communiqué, les éléments engagés dans cette mission ont alors pris contact avec « une importante colonne de mercenaires à motos lourdement armés ». Le ministère affirme que les forces nigériennes ont fait preuve de « courage et de détermination » et ont opposé une « résistance vigoureuse à l’ennemi ».

Des pertes dans les deux camps et un repli des assaillants

Les combats ont fait des victimes dans les rangs des forces nigériennes. « Plusieurs de nos valeureux soldats ont malheureusement perdu la vie et certains ont été blessés dans l’accomplissement de leur devoir », indique le ministre de la Défense nationale dans le communiqué. Le document officiel ne fournit toutefois aucun bilan chiffré. Il ne précise ni le nombre de soldats tués ni celui des blessés.

Selon le ministère, les hommes armés ont finalement rompu le contact après avoir subi plusieurs pertes.« Sous la pression du feu et après avoir subi plusieurs pertes, l’ennemi était  contraint de rompre le contact et de se replier en direction du nord emportant plusieurs de ses morts », rapporte le communiqué. Le ministère fait également état de « nombreuses pertes humaines et matérielles » dans les rangs des assaillants, sans fournir de chiffres précis.

Les opérations se poursuivent, Salifou Mody rend hommage aux soldats tombés 

Après le repli des hommes armés, les forces nigériennes ont poursuivi leur intervention dans la zone. Le ministre de la Défense indique que « les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent pour rechercher l’ennemi en fuite ». Le communiqué ne fournit aucune précision supplémentaire sur l’identité ou l’appartenance des hommes armés impliqués dans les combats.

Dans son communiqué, le général d’armée Salifou Mody rend hommage aux soldats morts au cours de l’affrontement. Au nom du président de la République, chef de l’État et chef suprême des Armées, le ministre de la Défense nationale « présente ses condoléances les plus émues aux familles des martyrs » et souhaite « un prompt rétablissement aux blessés ». Il salue également « le courage, le professionnalisme et l’engagement patriotique des FDS » engagées dans la défense du territoire national et la protection des personnes et de leurs biens.