Les tarifs et les services applicables aux 35 marchés modernes déjà construits au Bénin sont désormais connus. Le mardi 29 juillet 2025 à Cotonou, Eunice Loisel Kiniffo, directrice générale de l’AnaGeM, a animé une conférence de presse pour présenter les redevances pour les étals des 35 marchés modernes urbains et régionaux du Bénin.
Trois catégories de marchés ont été définies. Dans la première, on compte les marchés urbains de Cotonou. Sont concernés Cadjèhoun, Aïdjèdo, Gbégamey, Mènontin, Midombo, Tokplégbé, Wologuèdè, Ganhi et Hlazounto. Les redevances journalières varient selon l’activité. 600 FCFA pour les produits divers, 700 FCFA pour les bouchers et les poissonniers, 200 FCFA pour les écailleurs et 350 FCFA pour les déplumeurs. Les tarifs mensuels correspondent à 18 000 FCFA pour les produits divers, 21 000 FCFA pour les bouchers et poissonniers, 6 000 FCFA pour les écailleurs et 10 500 FCFA pour les déplumeurs.
Dans la deuxième catégorie, figurent les marchés urbains des villes à statut particulier. Ceux de Ahouangbo à Porto-Novo, Houndjro à Abomey, Guéma à Parakou et Djougou. Les redevances journalières sont de 450 FCFA pour les produits divers, 550 FCFA pour les bouchers et poissonniers, 150 FCFA pour les écailleurs et 250 FCFA pour les déplumeurs. Les tarifs mensuels sont de 13 500 FCFA pour les produits divers, 16 500 FCFA pour les bouchers et poissonniers, 4 500 FCFA pour écailleurs et 7 500 FCFA pour déplumeurs.
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Enfin, la troisième catégorie regroupe les marchés régionaux à animation périodique. Les sites d’Azovè, Ouègbo, Pahou et Natitingou se tiennent un jour sur cinq, soit environ quatre jours par mois. À Natitingou, certains bouchers sont présents quotidiennement. Les redevances journalières sont de 1 250 FCFA pour les marchands à l’étal et 1 300 FCFA pour les bouchers. Les bouchers quotidiens de Natitingou règlent 400 FCFA par jour. Les tarifs mensuels s’élèvent à 7 500 FCFA pour les produits divers, 7 800 FCFA pour les bouchers et poissonniers, 900 FCFA pour les écailleurs et 1 200 FCFA pour les déplumeurs. À Glazoué, marché hebdomadaire, les redevances sont de 1 875 FCFA pour les étals et 1 925 FCFA pour les bouchers et poissonniers.
La directrice générale de l’AnaGeM a expliqué que toutes les redevances incluent l’eau potable, l’électricité, la sécurité, le nettoyage et l’assurance. Elle a souligné que ce système vise à assurer la durabilité des infrastructures et à garantir une gestion transparente et efficace. Les tarifs tiennent compte de la fréquence d’animation des marchés et de la consommation des ressources. Les bouchers et les poissonniers exploitent davantage l'eau, d'où un supplément quotidien de 100 FCFA.
Ces infrastructures visent à améliorer le cadre de travail des commerçants et offrent un espace sain aux usagers. Elles comprennent des toilettes, des aires de repos, des zones de stockage et des garderies. Des infirmeries et un système de sécurité ont été installés. L’éclairage public et la gestion des déchets sont assurés.
