Les travaux de recherche sont toujours en cours sur le fleuve Ouémé pour retrouver les voyageurs du bus ayant chuté. Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 août 2025, un bus de transport en provenance de Lomé et à destination de Niamey a fait une chute dans le fleuve Ouémé, dans la commune de Glazoué, au Bénin. Selon les premiers éléments, le véhicule transportait principalement des passagers de nationalité nigérienne et béninoise.
Face à l'urgence de la situation, un important dispositif de secours a été immédiatement mobilisé, comprenant la Marine nationale, l'ABPC et la Police républicaine, avec le soutien logistique du ministère du Cadre de Vie qui a mis à disposition des flotteurs et des grues capables de soulever des charges jusqu'à 60 tonnes. Malgré ces moyens conséquents, les opérations de recherche et de sauvetage se heurtent à de sérieux obstacles techniques, comme l'a détaillé Abdel Aziz BIO DJIBRIL, le Directeur Général de l'ABPC, lors d'un entretien accordé à Bip radio.
« Nous avons pu mobiliser tous les moyens pour porter secours et assistance aux victimes. Cela nous a également permis d'évacuer les blessés et d'essayer de repêcher le véhicule. Malheureusement, l'eau du fleuve est trouble. Nous avons bénéficié de l'appui de la Marine nationale, de l'Agence Béninoise de Protection Civile qui a le lead, et puis également de la Police républicaine. Nous avons aussi bénéficié du soutien du ministère du Cadre de Vie à travers ses partenaires, qui nous ont prêté des flotteurs avec des grues capables de soulever des charges jusqu'à 60 tonnes », a-t-il expliqué.
Malgré ces moyens importants, les opérations se heurtent à de sérieuses difficultés. « Pendant que nous étions en train de procéder au retrait du bus du fleuve, à chaque fois que les plongeurs rentraient dans l'eau, ils ne voyaient pratiquement rien. C'est comme si c'était de la boue. C'est trouble », a détaillé le responsable de l'ABPC.
De plus, « le courant est très fort, surtout à l'intérieur donc ça perturbe énormément, ça fait bouger également le bus à l'intérieur, ce qui fait qu'on n'arrive pas toujours à accrocher », a-t-il poursuivi. Confrontés à ces conditions extrêmes de visibilité quasi nulle et de courant très puissant, les secours ont dû interrompre leurs tentatives dans la nuit « pour éviter des suraccidents », comme l'a précisé Abdel Aziz BIO DJIBRIL.
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Néanmoins, les équipes restent déterminées ce lundi 18 août 2025 à poursuivre leurs efforts pour retrouver les 44 passagers toujours portés disparus. « Notre priorité actuellement, c'est de sortir les corps afin de permettre aux familles d'enterrer dignement leurs morts », a affirmé le Directeur Général de l'ABPC, bien que les chances de survie des disparus soient jugées « quasi nulles » selon lui. Toutefois, il n'a pas perdu espoir, évoquant la possibilité de « miracles » qui pourraient intervenir.
L'ambassadeur du Niger au Bénin s'est d'ailleurs rendu sur les lieux, de nombreux passagers étant de nationalité nigérienne. Le gouvernement béninois a, quant à lui, exprimé sa solidarité aux familles touchées par cette tragédie, tout en rappelant aux transporteurs l'importance du respect du code de la route pour éviter de tels drames.
Un bilan provisoire dressé dans la soirée du dimanche 17 août 2025 par le ministre de l'intérieur, Alassane Seidou fait état de neuf (09) rescapés, hospitalisés à Savè, d’un (01) décès confirmé et de 44 personnes toujours portées disparues
