Renforcer l'action collective pour des politiques publiques plus inclusives et efficaces autour des DSSR, tel est l'objectif principal du FoNaJ-DSSR. Après trois jours de réflexion, les participants ont pu proposer plusieurs axes d'action. L'un des points centraux est le renforcement des capacités des jeunes eux-mêmes. Les OSC de jeunes s'engagent à « participer à des formations et à des programmes de mentorat pour améliorer les compétences en leadership, en gestion de projets DSSR et en redevabilité ». 

Cette démarche vise à les rendre plus efficaces en tant que pairs éducateurs et acteurs de plaidoyer. Ils se mobilisent également pour une meilleure reconnaissance officielle auprès des autorités de leurs zones d'intervention, afin de légitimer leurs actions sur le terrain. 

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Le plaidoyer est au cœur de la stratégie des jeunes. Ils insistent sur la nécessité d'intensifier les efforts pour « l'intégration des DSSR dans les politiques publiques, notamment l’accès à l’IVG sécurisé et aux services de santé reproductive dans les zones rurales » afin qu'il y ait une meilleure prise en compte des besoins des populations les plus éloignées. 

Les jeunes souhaitent par ailleurs utiliser les outils numériques pour une diffusion plus large et plus fiable de l'information, notamment pour l'éducation à la santé sexuelle et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). 

Les recommandations à l'endroit des autorités 

Aux autorités politico-administratives, les participants ont suggéré de « systématiser la collaboration et l’engagement des jeunes dans la mise en œuvre des initiatives publiques dont ils sont bénéficiaires ». Ils préconisent aussi la mise en place de « plateformes inclusives d'accréditation des OSCs de jeunes » pour leur permettre de participer aux débats parlementaires et d'apporter leur expertise. 

Un appel est lancé pour qu'« un budget spécifique aux programmes DSSR jeunesse » soit alloué dans les lois de finances, et que les initiatives communautaires portées par les jeunes soient soutenues par des mécanismes de financement participatifs. 

À l'endroit des partenaires 

À l'endroit des partenaires techniques et financiers, les participants les ont exhortés à « financer des projets portés par des jeunes et des OSC locales sur les DSSR, l’IVG et la santé mentale ». Ils mettent aussi l'accent sur la promotion de « la culture de la recherche scientifique et de production de connaissances dans les organisations de jeunes », afin de mieux orienter les politiques publiques. 

Le FoNaJ se positionne ainsi comme un moteur de changement, appelant à une action concertée et à une meilleure prise en compte des jeunes dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de santé.