Le projet de loi portant prévention, prise en charge et élimination des infections au VIH/SIDA au Bénin vise selon le communiqué du conseil des ministres en date du 15 octobre à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel de lutte contre l’épidémie. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, une fois adopté, ce texte permettra de réaffirmer l’engagement de l’État béninois en matière de prévention et de soins, tout en garantissant un accès équitable aux traitements, aux services de soutien et à l’accompagnement médical et psychosocial. Il met également l’accent sur la nécessité de réduire la stigmatisation et les discriminations dont sont souvent victimes les personnes vivant avec le VIH.
Selon le gouvernement, le projet de loi entend consolider les droits fondamentaux des patients, notamment en matière de confidentialité, de consentement éclairé et de non-discrimination.Autre point fort, la volonté d’assurer une prise en charge globale et intégrée, en lien avec d’autres politiques publiques comme la santé, l’éducation, le genre ou encore la protection sociale.
Porté par le ministre de la Santé et le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, ce texte sera présenté et débattu prochainement devant la Représentation nationale. « Après plusieurs décennies de lutte contre la pandémie, il est question pour les États de réexaminer leur législation et le régime pénitentiaire qui en découle, en les reformulant de manière à rendre compatibles les contextes épidémiologiques tels qu’ils se manifestent localement et les obligations internationales auxquelles il faut se conformer notamment en matière de respect des droits de l’homme », renseigne le compte rendu du conclave gouvernemental.
Avec ce projet de loi, le Bénin affiche sa volonté de passer à une nouvelle étape dans la lutte contre le VIH/SIDA. Il ne s’agit plus seulement de soigner, mais aussi de protéger, d’informer et d’intégrer chaque personne concernée.
Marcus Koudjènoumè
