Des équipes déployées sous la direction de l’expert géomètre Éphrem Jean-Pierre Dossou s’activent depuis le 20 octobre pour la distribution du certificat d’enregistrement au cadastre dans les douze quartiers du 7eme arrondissement de Cotonou. Ce travail qui fait suite à l'enregistrement des parcelles permet aux propriétaires de sécuriser leurs propriétés. « Les CEC des douze quartiers de l’arrondissement sont prêts, mais quatre équipes ont été mobilisées pour démarrer le travail ce lundi. L’objectif est d’atteindre une douzaine d’équipes dans les prochains jours pour couvrir l’ensemble de l’arrondissement dans un délai de deux à trois semaines » a rassuré l’expert géomètre.

Plus de 60 % de couverture à Cotonou, malgré quelques zones à reprendre

À l’échelle de la ville de Cotonou, l’opération d’enregistrement cadastral a connu une avancée notable. « Quand vous prenez Cotonou, nous avons 13 arrondissements et 165 quartiers. Je peux dire aujourd’hui que nous sommes au-delà de 60 % de couverture », précise Ephrem Jean Pierre Dossou. Autrement dit, une large majorité des habitants ont déjà reçu leur Certificat d’Enregistrement au Cadastre (CEC), à l’exception de certains quartiers, notamment dans le 9e arrondissement, où une reprise complète des travaux a été nécessaire selon les propos de l’expert géomètre. « La base de données est en cours d’actualisation. Les populations de ces zones devraient recevoir leurs certificats dans les prochains jours. Certaines réticences ont toutefois freiné le processus dans quelques quartiers comme Agbato dont le lotissement n’a jamais été finalisé ou une partie d’Avotrou, où la couverture reste incomplète » a-t-il poursuivi.

Certains habitants pensaient que le but de l’opération était de recouvrer les impôts. « En réalité, c’est un travail de sécurisation foncière », rassure le géomètre expert qui indique que pour les zones à couverture partielle, des équipes reviendront sur le terrain pour compléter les informations manquantes. Quant aux zones concernées par des litiges fonciers en instance devant les tribunaux, elles ne seront pas immédiatement prises en compte. « Les certificats y seront délivrés une fois les décisions judiciaires rendues. Il y a toute une garantie pour que tout Cotonou soit couvert. On travaille à ce que cela soit une réalité dans les semaines à venir » rassure Ephrem Jean Pierre Dossou.

Des bénéficiaires entre satisfaction et encouragements

Dans plusieurs quartiers déjà couverts, les populations expriment leur soulagement et saluent l’initiative. Pour de nombreux bénéficiaires, recevoir leur Certificat d’Enregistrement au cadastre (CEC) marque une avancée majeure dans la sécurisation de leur bien foncier. « Nous remercions le Président Talon. Il y a en qui n’ont pas les papiers des maisons, parlant des successions où qui en ont mais ne savent plus là où ça se situe où quelqu’un s’en ai accaparé. La maison est là avec toutes les querelles internes. Avec ce document que vous nous remettez, cela contribue régler les difficultés qui existaient » souligne Aline Quenum. Certains habitants disent désormais se sentir pleinement propriétaires, avec un document officiel à l’appui. Ils apprécient surtout la clarté des explications fournies par les équipes techniques sur le terrain, ainsi que la réactivité face aux erreurs constatées. D’autres encouragent la poursuite de l’opération dans les zones non encore desservies, tout en souhaitant que les autorités judiciaires accélèrent le traitement des cas litigieux. 

Malgré quelques lenteurs évoquées et des appréhensions initiales sur les intentions fiscales de l’opération, le sentiment général est positif. Les bénéficiaires interrogés considèrent ce projet comme un pas décisif vers la modernisation du cadastre urbain et une meilleure gouvernance foncière à Cotonou. L’expert géomètre, Ephrem Jean Pierre Dossou invite les populations à se mobiliser pour récupérer leurs Certificats d’Enregistrement au cadastre (CEC) avant la fin du projet. Il rassure que les cas d’omission ou de corrections seront pris en charge, avec un retour sur le terrain si nécessaire. Il insiste particulièrement sur l’importance de profiter de la gratuité actuelle : « Ailleurs, l’enregistrement individuel coûte 225 000 francs. Ici, c’est à zéro franc. Donc que chacun se lève pour aller chercher son CEC », a-t-il lancé.