Sous le thème « Le Bénin parle au futur », le lancement du projet « JaimeMaLangue » a rassemblé à Cotonou les acteurs clés du numérique, de la recherche et du patrimoine culturel. Cette initiative marque le coup d’envoi d’un vaste chantier national de collecte de données vocales. L’ambition : faire de chaque Béninois un contributeur actif à la construction d’un avenir numérique enraciné dans les langues locales. Trois principes structurent ce projet : inclusion, innovation et transmission du patrimoine. La phase pilote, qui démarre avec la langue fongbé, s’appuie sur un mécanisme participatif simple et accessible.
Dans un premier temps, l’usager se connecte sur jaimemalangue.bj, s’enregistre et choisit la langue qu’il souhaite utiliser. Ensuite, il lit ou répète des phrases proposées dans cette langue. Sa voix est captée, anonymisée et envoyée à une base de données nationale. Enfin, un comité d’experts se charge de la validation et du traitement des enregistrements. Ces contributions vocales serviront à entraîner des modèles d’intelligence artificielle capables de reconnaître, comprendre et interagir en langues locales. « L’objectif est de permettre à chaque citoyen de s’exprimer avec la technologie dans sa langue maternelle », ont précisé les responsables du projet. Ils ont également lancé un appel à la mobilisation citoyenne pour enrichir la base de données et favoriser l’appropriation du projet à travers le partage massif de la plateforme.
