Un After work pour prévenir les ruptures de soins liées à une mauvaise utilisation de la clause de conscience. L’After Work DOXAMI a posé ses valises à Allada le samedi 22 novembre 2025, réunissant des agents de santé autour du thème « La clause de conscience dans la loi 2021-12 du 20 décembre 2021 sur la santé sexuelle et reproductive : équilibre entre liberté professionnelle et droit des patientes à l’accès aux soins ». Il a été relevé que certains professionnels invoquent cette clause, même en cas de situation d'urgence vitale, sans respecter les obligations qui l’accompagnent.

Lors de cet afterwork, les règles juridiques et professionnelles ont été rappelées. Le panel a permis d’expliquer l’équilibre recherché par la loi. Le Dr Yodegnon a évoqué les obligations professionnelles et le respect des droits des patientes. Il a souligné l’importance pour les agents de garantir l’accès aux soins prévus par les textes.

La juriste Miguele Houéto a rappelé que la clause de conscience ne peut être exercée qu’en suivant les formes exigées et qu’elle ne dispense pas de l’obligation d’orienter immédiatement la patiente. Pour elle, l’application correcte du texte vise à concilier liberté professionnelle et continuité des soins.

Que dit le décret nᵒ 2023-151 du 19 avril 2023 ?

En effet, selon le décret nᵒ 2023-151 du 19 avril 2023, un agent qui souhaite faire objection doit déclarer sa position par écrit dès sa prise de service. Le texte précise qu'« en cas d'objection de conscience à une pratique abortive, le médecin, la sage-femme ou l'infirmier dûment habilité réfère la patiente vers un autre agent qualifié dès la première consultation ».

Pour les organisateurs, la compréhension des textes reste un enjeu central. La présidente de JVS, Hermine Bokossa, a insisté sur la nécessité pour chaque acteur de maîtriser la procédure et de l’utiliser de manière responsable. Elle a rappelé que chaque femme a droit à une interruption volontaire de grossesse si elle le souhaite, dans le cadre légal établi.

L’After Work DOXAMI a pour objectif de renforcer les capacités des agents dans plusieurs communes. Après Abomey-Calavi et Allada, l’After Work DOXAMI se rendra à Djougou pour poursuivre la sensibilisation sur l’importance du respect des textes afin d’éviter que des patientes se tournent vers des services non sécurisés.