Il s’agit d’un complexe structuré autour de six bâtiments construits sur deux niveaux. L’infrastructure comprendra des espaces d’hébergement conformes aux normes, une infirmerie entièrement équipée, des parloirs, une cantine, des zones de promenade, ainsi que des locaux dédiés au personnel pénitentiaire. La livraison de l’infrastructure est prévue pour octobre 2026. 

Un pas vers l’amélioration des conditions de détention 

Pour Babylas Gbaguidi, coordonnateur de l’ONG Prisonniers sans Frontières interviewé par BIP radio, ce projet est un pas important vers la résolution des difficultés liées à l’environnement carcéral. « Cette réalisation permettra de corriger un certain nombre de choses. Quand vous regardez aujourd’hui l’effectif carcéral et l’espace disponible pour les détenus, ça fait penser à une surpopulation carcérale. Mais quand vous faites le rapport, effectif carcéral sur effectif de la population, ça n’atteint pas encore le ratio pour qu’on dise que le Bénin est en surpopulation carcérale. Le Bénin a un problème d’espace par rapport à son milieu carcéral » a indiqué le spécialiste qui se nourrit d’espoir.

« Quand vous regardez les derniers centres de détention construits, vous allez constater que même si ça ne répond pas encore aux normes, ça permet d’avoir de l’espace. Donc si le centre pénitentiaire de Ouèdo se réalise, ça permettra d’avoir de l’espace. D’aucuns vous diront que plus c’est grand, plus on va remplir. Je ne suis pas contre ceux qui raisonnent comme ça, mais il y a un travail qui se fait aujourd’hui au niveau des juridictions pour permettre d’alléger un peu les choses. Je pense qu’on ne va pas mettre en place toutes ces commodités à Ouèdo sans penser à la réinsertion. Parce que si on construit cet grand espace, c’est qu’à l’intérieur on peut construire aussi des ateliers ».