Le gouvernement privilégie une appellation plus simple, sans modifier l’hommage rendu à l'homme de Dieu. Le Conseil des ministres a acté la modification du nom de l’aéroport de Cotonou lors de sa session de ce mercredi 3 décembre 2025. L’infrastructure portait depuis 2008 l’appellation « Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin », retenue après le décès de l’ancien haut responsable religieux. Le gouvernement explique que « dans une logique de simplification et d’efficience, il apparaît judicieux de procéder à l’actualisation du nom dont l’énoncé s’avère trop long et difficile à mémoriser ».

Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le gouvernement souligne que « dans la pratique, l’évocation du titre de la personnalité dont l’infrastructure porte le nom, ou du quartier qui l’abrite, n’est pas indispensable ». Le Conseil a donc adopté une nouvelle dénomination plus concise et plus facile d’usage. L’aéroport s’appelle désormais « Aéroport Bernardin GANTIN de Cotonou ».

Qui est Bernardin Gantin ?

Bernardin Gantin, né en 1922 à Toffo, reste l’une des personnalités les plus respectées du Bénin. Ordonné prêtre en 1951, il se distingue rapidement par son sens du dialogue. Il devient évêque auxiliaire de Cotonou en 1956, puis archevêque en 1960. Il contribue aux travaux préparatoires du Concile Vatican II et y participe jusqu’en 1965. Son parcours le conduit ensuite à de hautes responsabilités au Vatican, où il dirige notamment le Secrétariat de Justice et Paix. En 1977, il est créé cardinal, devenant l’un des Africains les plus influents de l’Église catholique.

En 1984, Bernardin Gantin est nommé préfet de la Congrégation des Évêques et président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. Il accède en 1993 au poste de doyen du Collège cardinalice, une première pour un Africain. Il occupe cette fonction jusqu’à sa démission en 2002 et retourne ensuite au Bénin pour sa retraite. Il décède en 2008 à Paris et est inhumé au Grand Séminaire Saint-Gall de Ouidah, où son héritage continue d’être honoré.