Selon le document émanant du Cabinet du Maire, cette mesure vise à encadrer de manière rigoureuse la gestion des véhicules en infraction dans la capitale économique du Bénin. L’objectif est clair. Faire respecter les règles de circulation, de stationnement et de gestion de l’espace public. « La police républicaine et les services techniques de la ville sont instruits pour veiller au respect strict de la présente mesure », précise le document, affichant la ferme volonté des autorités locales de faire appliquer cette réforme.
Véhicules mal garés : Transfert systématique et sanction à la clé
Ces installations de fourrières visent à désengorger les commissariats, libérer les voies, trottoirs et terre-pleins centraux, garantir une circulation fluide et sécurisée. Les véhicules concernés sont ceux à deux et quatre roues, tricycles, camions, bus, engins agricoles et de chantier, etc. Tout véhicule mal stationné ou impliqué dans une infraction routière sera systématiquement transféré vers les fourrières situées à Dandji (1er arrondissement, ex-Abattoir), Agbondjèdo (8e arrondissement).
La restitution d’un véhicule est subordonnée au paiement des frais (contravention, enlèvement, fourrière) et se fait les lundis, mercredis et vendredis. Par ailleurs, les propriétaires de véhicules déjà mis en fourrière dans les commissariats sont invités à se rapprocher des unités concernées pour accomplir les formalités de retrait. Enfin, tout véhicule dont le propriétaire est inconnu, introuvable ou insolvable fera l’objet d’une vente aux enchères publiques, conformément à l’arrêté municipal n°068/MCOT/SE/CC/DST-DAAF-CJ/STV-SEGAM-SSLA/DCLA du 16 novembre 2025.
Une mesure pour une ville propre et sécurisée
Cette nouvelle disposition s’inscrit dans la vision du Maire de Cotonou de faire de la ville une capitale moderne et ordonnée. « Le Maire compte sur le sens de responsabilité et de civisme de chacun et de tous, pour faire de Cotonou une ville propre, belle et sécurisée », peut-on lire dans le communiqué. La mise en place de cette fourrière communale devrait permettre de retirer de la circulation les véhicules mal stationnés, abandonnés ou utilisés dans des activités illicites. Il s'agit aussi de désengorger certaines zones devenues impraticables à cause de comportements inciviques.
Le maire Atrokpo insiste sur la collaboration des citoyens pour la réussite de cette initiative. Il fait appel à la conscience collective, soulignant que « pour la paix et l’ordre public, nul n’est de trop ». La lutte contre le désordre urbain passe en effet par la responsabilisation de tous les acteurs, y compris les usagers de la route.
