L’objectif de ce projet est de réduire les coûts, améliorer la sécurité d’approvisionnement et soutenir la transition vers des sources moins polluantes. L’initiative vient répondre à un défi énergétique commun aux trois pays côtiers dont la production électrique dépend de plus en plus du gaz.

Le cas du Togo est patent. Le pays fait face à une pression croissante sur son approvisionnement énergétique, avec des coûts de production élevés liés à l’usage de combustibles liquides. A cette rencontre, le ministre togolais de l’énergie a rappelé l’importance d’une coopération élargie et évoqué la création à terme d’une institution régionale du gaz sur le modèle du WAPP pour l’électricité.

Une déclaration officielle a sanctionné les travaux de cette rencontre. Elle prévoit trois axes prioritaires, à savoir mutualiser l’importation de gaz naturel, créer un groupe de travail technique chargé d’étudier le modèle opérationnel, puis structurer un projet bancable avec l’appui de la Banque mondiale, rapporte Togo First.

La Banque mondiale, à travers son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Ousmane Diagana, a mis l’accent sur la mise en place d’une coordination régionale. Cette mesure favorisera le renforcement de la crédibilité de la demande et permettra d’améliorer les conditions de négociation avec les fournisseurs internationaux, selon Ousmane Diagana.

L’institution financière s’est engagée à accompagner les trois États. Pour la Côte d’Ivoire, potentiel pôle gazier régional, cette nouvelle dynamique engagée permettra de renforcer son potentiel gazier, avec d’importantes ressources avérées.

Ce projet entre le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin s’inscrit dans la dynamique de l’intégration énergétique régionale. Il vise à terme à alimenter davantage le West African Gas Pipeline reliant le Ghana, le Togo et le Bénin.