Un litige foncier qui conduit à l'assassinat de leur cousin à Lalo. Selon les informations recueillies par Libre Express, ce litige foncier était déjà pendant devant le tribunal de Lokossa. Les protagonistes avaient été invités par le parquet à apporter les preuves de leur droit de propriété. Dans le cadre de la constitution des dossiers, chaque partie devait procéder à la délimitation de la parcelle avec l’assistance d’un géomètre. Les jumeaux Cosme et Damien avaient déjà effectué cet exercice. Ce mardi 23 décembre, c’était au tour de Samuel Missihoun et de son oncle Apollinaire Sotondji de faire de même. C’est lors de cette opération, en présence de leur géomètre venu de Cotonou, que les tensions ont dégénéré en violente bagarre. Samuel a été grièvement blessé, tandis que l’expert géomètre a également reçu des coups au visage.
Le commissariat de Hlassamey, impliqué dans le suivi du conflit, a tenté une médiation et a échangé avec les jumeaux à la suite de l’incident. Les agents de police ont été surpris de constater que ces derniers aient tenté de se faire justice. Contacté par Libre Express, le Chef village de Bayekpa, localité où le drame s’est produit a confirmé les faits.
Un décès faute de soins et une riposte incendiaire
Transporté d’urgence à l’hôpital de Klouékanmè, puis à celui de Lokossa, Samuel Missihoun a été référé vers d’autres structures de santé faute de moyens techniques pour prendre en charge son état critique. Il finira par succomber à ses blessures dans la matinée du mercredi 24 décembre.
À l’annonce de son décès, la tension est montée d’un cran. Des individus non encore identifiés se sont rendus dans la soirée au domicile de Cosme et Damien Missihoun, et y ont mis le feu. L’incendie a causé d’importants dégâts matériels. Selon les témoignages recueillis sur place, le feu s’est rapidement propagé. Les jumeaux, présumés assassins sont activement recherchés par la police républicaine.
Une parcelle déjà objet d’une décision communale
Toujours selon le chef village Akpi Houénou Francis, le différend foncier avait déjà fait l’objet d’une instruction au niveau du service domanial de la mairie de Lalo. L’enquête menée par les autorités communales, en concertation avec les autochtones, avait conclu que la parcelle en question appartenait bel et bien à Apollinaire Sotondji, l’oncle maternel de la victime.
