Le projet “D’artificielles origines” du plasticien Rafiy Okefolahan est une exploration artistique de la mémoire, des racines et de l’identité. Un travail mêlant discussions, performances, peinture, installation et réflexion sur la notion d’origine dans un monde en perpétuelle mutation.
« Je cherche des réponses à travers des discussions avec le personnel, avec des gens qui passent au centre… sur la notion d’origine à l’heure d’aujourd’hui », confie-t-il. « En tant que partenaire, l’espace culturel Le Centre m’accueille pour que je puisse créer et développer ce projet », explique Rafiy Okefolahan.
Une résidence à la croisée de la tradition et du contemporain
Cette résidence de création marque une étape symbolique dans la carrière de l’artiste, qui célèbre 20 ans de pratique artistique. Il confie avoir adopté une approche différente de ses habitudes, s’inspirant notamment des méthodes de la Renaissance.
« J’ai voulu utiliser la technique des maîtres peintres, où les artistes travaillent avec des assistants, il y a une transmission. On observe, on met en scène, on crée collectivement ». Rafiy a ainsi organisé des performances avec des éléments rituels tels que moutons, colas, gin, coqs afin d’interroger les « rituels d’offrande » comme symboles d’origine et d’identité.
Une exposition immersive attendue le 16 janvier
Le public découvrira le fruit de cette résidence à travers une exposition pluridisciplinaire le 16 janvier 2026. « Il y aura de la peinture bien sûr, mais aussi de l’installation, du son, de la photographie, et peut-être une performance d’un autre artiste que je solliciterai », précise Rafiy selon qui le nombre de pièces n’est pas encore fixé.
« Il faut prendre en compte la scénographie de l’espace… Je veux que ce soit un ensemble cohérent. Ce soir encore, je vais continuer à travailler sur certaines peintures », confie-t-il. L’exposition sera donc une « œuvre vivante », en constante évolution, reflet de cette démarche de recherche.
Le soutien de l’espace culturel Le Centre
Pour Berthold Hinkati, Directeur de l’espace culturel “Le Centre”, cette résidence revêt une importance particulière. « Nous avons soutenu ce projet, et par la grâce de Dieu, il a reçu la subvention du FDAC ».
Il insiste sur la valeur du processus en confiant que Rafiy n’en est pas à sa première collaboration avec Le Centre. « Déjà en 2014, avant l’inauguration officielle du lieu, nous avions organisé une exposition expérimentale à laquelle il avait participé. Dix ans après, il revient, et on sent une véritable évolution de son travail », affirme Berthold Hinkati.
Le Directeur de l’espace culturel “Le Centre” promet une exposition universelle et introspective. « Le 16 janvier 2026, vous allez constater que c’est un véritable travail de recherche. Tout le monde se retrouvera forcément dans cette exposition, parce que ça nous questionne en tant qu’Africains, en tant que Béninois » a-t-il conclu.
D’artificielles origines, un projet de Rafiy Okefolahan qui entend livrer une proposition artistique ambitieuse et sensible, mêlant l’intime et le collectif, dans une forme à la fois visuelle, sonore et réflexive.
