Tout a commencé dans la nuit du mercredi 14 janvier 2026 aux environs de 21 heures dans le secteur de la Zone franche industrielle à Sèmè. Lors d'une opération de saisie de marchandises non dédouanées sur le tronçon Sèmè Zone Franche - PK 18, des agents de la douane auraient fait usage de leurs armes à feu pour refus d'obtempérer, selon des témoins.
Au cours de cette intervention, un contrebandier de 26 ans a été grièvement blessé puisque atteint d'une balle à la tête. La victime a été transportée en urgence au Centre hospitalier départemental de l’Ouémé à Porto-Novo, où ses parents veillent à son chevet.
Un mouvement de révolte fatal
L'annonce de cette blessure a provoqué une vive tension parmi les riverains. D'après des témoignages recueillis par Libre Express, Thiery Ahohouzou, neveu du contrebandier blessé, aurait organisé un mouvement de révolte avec un groupe de jeunes pour protester contre l'action des douaniers.
Les échauffourées qui ont suivi ont tourné au drame. Le jeune Thierry Ahohouzou a été mortellement atteint par balle au niveau de l’abdomen. Il a succombé à ses blessures et son corps déposé à la morgue de l’hôpital de Porto-Novo. Deux autres personnes sont actuellement admises aux soins d'urgence. Parmi les blessés figurent également une femme enceinte.
La douleur et l'incompréhension de la famille
L'émotion était encore vive dans la matinée du jeudi 15 janvier à l'hôpital de Porto-Novo où les proches des victimes se sont rassemblés. Abattue, la mère du défunt assure que son fils n'avait pas l'intention d'affronter les forces de l'ordre.
Cyril Ahohouzou, le père de Thierry, conteste la version des faits selon lesquels son fils était à la base d’une rébellion. « Mon garçon s'était simplement approché pour s'enquérir de la situation » a-t-il expliqué à Libre Express. Selon son témoignage, le jeune homme aurait été abattu par un militaire qui intervenait en appui aux agents de la douane.
