L’actrice sénégalaise Halima Gadji est décédée lundi 26 janvier 2026 en France, à l’âge de 37 ans, à la suite d’un malaise, selon plusieurs sources médiatiques. Les circonstances exactes ainsi que le lieu précis de son décès n’avaient pas encore été communiqués tard dans la soirée.
Révélée au grand public par son interprétation intense de Marième Dial dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », produite par Marodi à partir de 2019, Halima Gadji s’était imposée comme l’un des visages les plus puissants et controversés du petit écran. La série, largement commentée pour ses thématiques audacieuses, avait rencontré un engouement massif bien au-delà des frontières sénégalaises.
Née en 1989 à Dakar, entre la Médina et Sacré-Cœur, d’un père sénégalais et d’une mère marocaine-algérienne, Halima Gadji s’est très tôt construite une identité artistique plurielle. Actrice, mannequin, consultante mode et entrepreneuse, elle revendiquait une ambition claire : « vivre de son art ». Une vocation qu’elle commence à concrétiser dès l’adolescence, en s’initiant aux castings à seulement 15 ans.
Avant la consécration, elle affine son jeu dans plusieurs productions locales, notamment « Tundu Wundu » (2015) et « Sakho & Mangane » (2018-2020). Mais c’est avec « Maîtresse d’un homme marié » (2019-2021) que sa carrière prend une dimension nouvelle. Son personnage de Marième Dial, à la fois charismatique et clivant, révèle une actrice au tempérament affirmé, saluée pour son talent d’interprétation, sa présence à l’écran et sa forte personnalité. Les maisons de production se l’arrachent alors.
Portée par cette notoriété, Halima Gadji exporte son savoir-faire artistique vers d’autres scènes africaines, notamment en Côte d’Ivoire, confirmant son statut d’actrice panafricaine. Toujours active, elle avait encore communiqué le jour même de son décès sur sa page Facebook, annonçant le casting de la saison 2 de « Nouvelle Reine », une téléréalité diffusée sur Canal+ Afrique.
Cependant, derrière les projecteurs, le parcours de l’artiste n’a pas été sans turbulences. Ces dernières années, Halima Gadji avait dû faire face à des épisodes récurrents de dépression, qui avaient parfois freiné son élan professionnel et perturbé la régularité de sa carrière. Un combat intime mené loin des caméras.
L’annonce de sa disparition a déjà suscité une vague d’émotion sur les réseaux sociaux, où collègues, admirateurs et anonymes saluent la mémoire d’une artiste libre, audacieuse et profondément humaine.
