De Adja-Ouèrè à Cotonou, les établissements techniques sont passés au crible à l’approche de l’introduction de nouveaux métiers dès la rentrée 2026-2027 prévue pour démarrer ce lundi 2 février. Cette descente ministérielle s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des réformes structurelles engagées par le gouvernement, qui ambitionne de repositionner l’enseignement technique comme un levier central de qualification de la jeunesse et d’insertion professionnelle.
Équipements, ateliers, exploitations : l’état des lieux à Adja-Ouèrè
Sur le site du LTA d’Adja-Ouèrè, la délégation ministérielle a procédé à une revue complète des dispositifs existants. Infrastructures, ateliers techniques, exploitations agricoles et équipements pédagogiques ont été passés en revue. L’objectif : apprécier la capacité réelle de l’établissement à accueillir et à porter les nouvelles orientations curriculaires.
Un accent particulier a été mis sur la formation des enseignants et formateurs, appelés à devenir les principaux vecteurs de la réforme. La ministre et son équipe ont constaté l’effectivité des sessions de renforcement de capacités en cours, destinées à permettre l’appropriation des nouveaux référentiels de formation et des curricula révisés.
Des échanges directs avec les formateurs et les enseignants en formation ont permis d’évaluer leur niveau de préparation, leur compréhension des nouveaux contenus et leur disponibilité opérationnelle, à l’approche de la rentrée annoncée pour le lundi suivant.
Une tournée élargie à Pobè, Porto-Novo et Cotonou
La mission de terrain ne s’est pas limitée à Adja-Ouèrè. Dans la continuité de cette démarche d’évaluation, la ministre Véronique Tognifodé s’est rendue successivement au Lycée technique professionnel (LTP) de Pobè, puis dans les établissements de Porto-Novo et de Kpondéhou à Cotonou. À chaque étape, des orientations précises ont été formulées à l’endroit des responsables d’établissements, notamment en ce qui concerne l’amélioration des conditions d’étude et d’apprentissage des apprenants.
Les observations recueillies au cours de cette tournée feront l’objet de mesures correctives, portées conjointement par le MESTFP et l’Agence de développement de l’enseignement technique (ADET), afin d’ajuster les dispositifs d’accueil, de formation et d’encadrement dans les lycées techniques concernés.
Enjeux de la réforme : enseignants formés, infrastructures adaptées
À Adja-Ouèrè, la perspective de la construction prochaine d’un nouveau Lycée technique agricole a également été évoquée. L’entreprise chargée des travaux étant déjà recrutée, la phase préparatoire est engagée. En attendant la réalisation de ces infrastructures sur un nouveau site, les autorités misent sur la réussite de la réforme curriculaire en cours, étroitement liée à la qualité de la formation et de l’accompagnement des enseignants et formateurs dans l’appropriation des nouveaux référentiels.
Au-delà des ajustements techniques, le gouvernement entend faire des lycées techniques agricoles de véritables pôles stratégiques au service de la souveraineté alimentaire et de l’emploi des jeunes, en renforçant l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché du travail.
Un appel à l’engagement des acteurs de la réforme
Au terme de sa tournée, la ministre Véronique Tognifodé a rappelé à ses collaborateurs l’exigence de cohérence et de rigueur dans la conduite des réformes en cours. Elle a exhorté les équipes pédagogiques et administratives à maintenir le cap fixé par la vision gouvernementale, soulignant que la transformation structurelle engagée dans l’enseignement technique repose autant sur les politiques publiques que sur l’implication concrète des acteurs de terrain.
