La justice ivoirienne avait condamné Mamadou Hawa Gassama le 30 janvier 2026 et le tribunal lui avait infligé une peine de trois ans de prison. Selon son avocat Ismaïla Konaté, Gassama a bénéficié d'une « mesure de grâce présidentielle, prise par décret du chef de l'État de Côte d'Ivoire », rapporte Jeune Afrique.

Le malien a été interpellé le 2 juillet 2025 à l'aéroport d'Abidjan. Il avait été inculpé pour « offense au chef de l'État » et placé en détention provisoire à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA).

Les faits reprochés remontent à septembre 2022. Mamadou Hawa Gassama s'était exprimé pendant la crise diplomatique entre le Mali et la Côte d'Ivoire, dont le différend portait sur les 49 soldats ivoiriens arrêtés par les autorités maliennes. Bamako les accusait d'être des mercenaires et Abidjan réclamait leur libération.

Dans ce contexte tendu, le député malien a tenu des propos virulents. Il avait qualifié Alassane Ouattara « d'ennemi du Mali » et avait également affirmé détenir des « preuves » de l'implication du président ivoirien dans une tentative de déstabilisation du régime du colonel Assimi Goïta.

Sa libération ne signifie pas un retour sans restriction. Mamadou Hawa Gassama reste sous le coup d'une interdiction de séjour sur le territoire ivoirien. Cette mesure d'éloignement est fixée à une durée de trois ans. Il ne pourra donc pas fouler le sol ivoirien jusqu'en février 2029.