La rencontre d’orientation et de plaidoyer visait à mobiliser les partenaires techniques et financiers autour du financement du PNRH 2026 et de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de relèvement. Élaboré à l’issue d’un processus inclusif associant acteurs gouvernementaux et partenaires humanitaires, le plan cible 4 474 321 personnes vulnérables, dont 2 236 069 membres des communautés hôtes, 1 294 232 personnes déplacées internes (PDI), 902 042 retournés et 41 979 réfugiés.
Présidant la cérémonie, la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a souligné que la situation demeure préoccupante à plusieurs niveaux. Sur le plan de la sécurité alimentaire, plus de 2,1 millions de personnes bénéficieront d’une assistance alimentaire et plus de 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans seront pris en charge sur le plan nutritionnel.
Dans le secteur de la santé, plus de 2,1 millions de personnes auront besoin d’une assistance en 2026. L’éducation reste également fortement affectée, avec 1 878 344 enfants impactés par la crise, compromettant leur accès régulier à l’école. En matière de protection, plus de 3,3 millions de personnes nécessiteront un accompagnement spécifique.
La mise en œuvre de ces priorités requiert une mobilisation financière estimée à 735,1 milliards de FCFA. « Au-delà des chiffres, ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Chaque engagement peut faire la différence entre l’espoir et le désespoir », a insisté la ministre, appelant à une mobilisation accrue, coordonnée et innovante des ressources.
Le coordonnateur résident du système des Nations unies et coordonnateur humanitaire par intérim, Maurice Azonnankpo, a rappelé qu’en 2025, plus de 155 partenaires ont mobilisé 271,3 millions de dollars US, permettant d’assister 1,7 million de personnes. Pour 2026, les partenaires humanitaires prévoient de mobiliser 658,5 millions de dollars US (environ 364,68 milliards de FCFA) afin d’apporter une assistance d’urgence à 2,7 millions de personnes.
Saluant le leadership du gouvernement, il a indiqué que l’engagement des partenaires repose sur quatre axes : la localisation, la protection, l’action anticipatoire et la promotion de solutions durables. Il a enfin lancé un appel aux bailleurs, au secteur privé et à la communauté internationale pour transformer les promesses en actions concrètes, soulignant qu’un Burkina Faso résilient constitue un facteur de stabilité régionale.
Adams Khaled
