Une affaire de porc qui finit au commissariat à Ifangni. Selon les informations recueillies par Libre Express, l’animal mortellement atteint broutait dans le champ de manioc du charpentier cultivateur, quand ce dernier l’a violemment assommé au front à l’aide de son outil de travail, un arrache-clou.

Atteinte à la tête, la bête gestante fauchée au sol meurt quelques instants après, racontent des témoins.

Le propriétaire de l’animal, résidant dans le même quartier que le charpentier incriminé, dit avoir porté l’affaire au commissaire puisque le mis en cause menaçait de le tuer. D’ailleurs, ajoute-t-il, l’animal abattu n’est pas celui ayant brouté du manioc dans le champ du charpentier. 

Le propriétaire de la bête abattue a raconté que, n’ayant pas pu rattraper le cochon qu’il pourchassait initialement pour avoir saccagé son champ, le cultivateur charpentier est allé tomber sur sa truie dans une mare boueuse près de sa maison. « Il a sauté sur l’animal et l’a traîné sur des centaines de mètres, avant de lui asséner un violent coup  d’arrache-clou sur le front ; tuant ainsi la truie en gestation », s’est plaint la victime.  

Le propriétaire de la bête a salué la promptitude des éléments du commissariat frontalier d’Igolo, qui, selon ses propos, ont interpellé le mis en cause dans une cafétéria en face de la gare routière d’Igolo, jeudi 5 mars 2026 aux environs de 21 heures.

« Il voulait prendre un gobelet de thé dans la cafétéria, après avoir menacé tout le monde et mis en garde son père de s’approcher de lui, quand deux éléments de la police l’ont cueilli », a confié Sylvain, le propriétaire de la bête abattu à Libre Express.

Aux dernières nouvelles, le fautif est toujours gardé à vue au moment où nous mettons sous presse, et l’animal en gestation abattu depuis l'après-midi du jeudi, entame une putréfaction purulente dans le quartier, avec des porcelets à l’intérieur.

 Emmanuel Assoclé