« Nous mourons, sauvez-nous », « Monsieur le gouverneur, aidez-nous » et « Nos enfants sont en danger et nous ne pouvons plus retourner travailler dans les champs ». Voilà, entre autres, les slogans inscrits sur les pancartes et scandés par des habitants de l’État d’Ondo au Nigéria, qui réclament une intervention urgente du gouvernement. Les manifestants se disent déterminés et n’entendent pas mettre fin à leur mouvement tant que les autorités compétentes ne poseront pas d’actes urgents pour mettre fin à la crise sécuritaire dans la zone.

Brandissant des pancartes, les protestataires ont mis en lumière la dégradation de la situation sécuritaire dans la région. Ils se disent frustrés et impuissants face aux meurtres et aux enlèvements incessants enregistrés ces derniers mois, rapporte The Guardian Nigeria. La situation sécuritaire s’est particulièrement détériorée le long du corridor situé près de l’aéroport d’Akure au cours des derniers mois, indique le média. La foule de manifestants, constituée en grande partie de jeunes, a juré de maintenir la route bloquée à la circulation jusqu’à ce que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour remédier à l’insécurité. Sur le bitume, le corps d’un homme d’âge moyen, qui aurait été tué par des hommes armés, a été placé au milieu de l’autoroute, bloquant la circulation et provoquant d’importants embouteillages sur cet axe majeur reliant le sud et le nord du Nigéria.

Les riverains ont refusé de quitter la route malgré l’intervention du commissaire de police, Adebowale Lawal, qui a assuré que les forces de sécurité notamment le réseau de sécurité d’État Amotekun et la police renforceraient la protection dans la zone. Les manifestants exigent que le gouverneur Lucky Aiyedatiwa prenne personnellement en compte leurs préoccupations, soulignant que l’agriculture et la vie quotidienne sont devenues quasiment impossibles en raison de l’insécurité.