Le gouvernement franchit ainsi une nouvelle étape dans l’organisation du secteur culturel. Après l’adoption du statut de l’artiste, les textes régissant la Maison de l’artiste viennent d’être validés. Ce cadre institutionnel se veut un outil au service de l’épanouissement des artistes béninois. Il répond également à un besoin de structuration exprimé par les acteurs culturels depuis plusieurs années.
La Maison de l’artiste aura plusieurs missions auprès des professionnels de la culture. « La Maison assure pour les artistes une mission d’identification et d’immatriculation, d’accompagnement professionnel, de formation, d’information et de conseil, ainsi que de représentation auprès de l’ensemble des pouvoirs publics et autres institutions », précise le compte rendu du Conseil des ministres. Ces missions couvrent ainsi l’ensemble des besoins des artistes dans leur parcours professionnel.
L’organisation interne de la Maison de l’artiste repose sur plusieurs instances. « Elle est dotée d’une Assemblée délibérative, d’un Bureau exécutif, de commissions techniques, de délégations départementales, d’un Secrétariat général ainsi que d’organes de contrôle », indique le document. Cette architecture institutionnelle vise à assurer une représentation équilibrée des artistes sur l’ensemble du territoire national.
Vers une industrie culturelle et créative
Le régime électoral adopté permettra la mise en place des instances dirigeantes. Les artistes pourront élire leurs représentants au sein des différents organes. Ce processus électoral est destiné à garantir la légitimité des responsables appelés à défendre les intérêts de la profession. Les modalités pratiques du scrutin seront précisées ultérieurement.
L’adoption de ces textes s’inscrit dans une politique globale de développement culturel. « L’adoption de ces textes consacre donc une organisation propice à l’exercice des professions qu’ils encadrent et qui est de nature à favoriser le développement d’une véritable industrie culturelle et créative au Bénin », souligne le gouvernement. La structuration du secteur devrait ainsi favoriser l’émergence d’une filière économique viable.
La Maison de l’artiste constituera par ailleurs un interlocuteur privilégié pour les pouvoirs publics. Elle portera la voix des artistes auprès des institutions nationales et internationales. Cette représentation unifiée devrait faciliter le dialogue entre la profession et l’État, tout en permettant de défendre plus efficacement les intérêts des créateurs béninois
