L’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) se montre attentive aux préoccupations des exploitants du marché Dantokpa. C’est ce qui ressort du communiqué publié ce 1er avril par l’agence, qui annonce un nouveau recensement destiné à une catégorie spécifique d’usagers. Sont concernés « les exploitants du marché Dantokpa ayant le statut d’usager sous-locataire auprès de tiers et non locataire de l’ex-SOGEMA », invités à « se faire recenser auprès de l’ANaGeM ».
Ce recensement complémentaire intervient en réponse aux plaintes de plusieurs commerçants. L’objectif est donc de rectifier ces manquements et de s’assurer qu’aucun acteur économique ne soit laissé en marge de la réforme en cours. L’opération se déroulera sur quatre jours : « Cette opération de recensement se déroulera du jeudi 2 au lundi 6 avril 2026, de 9h à 16h », précise le communiqué officiel.
Des exigences précises pour une meilleure traçabilité
Afin d’être pris en compte, les commerçants concernés devront fournir un ensemble d’informations jugées essentielles par l’agence. Le communiqué détaille notamment la nécessité de présenter « leur CIP ou carte d’identité biométrique », ainsi que « leur secteur d’activité ».
Les exploitants devront également renseigner « le numéro de leur emplacement », « les informations sur leur bailleur » et « l’historique de leur sous location (année et loyer) ». À travers ces éléments, l’ANaGeM entend établir une base de données fiable, permettant de mieux organiser l’attribution des places dans les nouvelles infrastructures.
Une mesure corrective dans un processus déjà enclenché
Cette sortie de l’ANaGeM intervient quelques jours seulement après la communication officielle sur le calendrier de relocalisation des commerçants de Dantokpa. Dans cette précédente annonce, l’agence avait fixé le démarrage du déménagement au 13 avril 2026, avec une installation progressive des vendeurs sur plusieurs sites, notamment à Porto-Novo, au pôle commercial Général Mathieu Kérékou et au marché de gros de Zopah.
Mais entre-temps, la phase de visites des nouveaux sites a révélé certaines insuffisances, notamment l’absence de prise en compte de tous les exploitants, en particulier ceux en situation de sous-location. D’où la nécessité de ce recensement complémentaire, qui vient ajuster le dispositif initial et renforcer l’inclusivité du processus. « L’ANaGeM invite tous les marchands concernés à se conformer scrupuleusement aux dispositions ci-dessus », insiste le communiqué.
